Manuel d'usage de la plateforme cartographique et des contributions citoyennes — avril 2026
Ce guide est un manuel d'usage de la plateforme cartographique Tellux Corse. Il décrit comment lire la carte, comment activer et combiner les couches, comment interpréter les valeurs affichées sur un point cliqué, et comment contribuer une mesure de terrain dans un format exploitable. Il complète deux documents publics dont la nature est différente. La Démarche scientifique expose l'architecture du modèle de calcul, les formules, les pondérations et le traitement des données EMAG2v3 ; elle s'adresse aux scientifiques et aux évaluateurs institutionnels. La Méthode et limites expose la position épistémique du projet, le vocabulaire écarté et les pièges rhétoriques courants ; elle s'adresse aux associations, aux journalistes scientifiques et aux élus qui souhaitent comprendre le cadre éditorial de Tellux.
Le présent guide est centré sur l'usage concret. Il ne se substitue pas à un manuel clinique : la plateforme ne pose aucun diagnostic médical et ne préconise aucun comportement de santé. Il ne se substitue pas à une expertise réglementaire : les mesures certifiées d'exposition relèvent des protocoles ANFR pour les radiofréquences et des laboratoires accrédités pour les autres régimes physiques. Il ne se substitue pas à un cours de physique : les formules et leurs justifications sont dans la Démarche scientifique. La cible de lecture est l'utilisateur réel de la carte — agent municipal, contributeur citoyen, journaliste préparant un article, élu local, association cherchant à se documenter sur son territoire — qui veut savoir ce qu'il regarde et comment l'utiliser.
Le panneau gauche de l'application regroupe les couches activables par catégories. Chaque ligne est un bouton qui bascule la couche en mode actif ou inactif. Les libellés ci-dessous reprennent ceux de l'interface.
Champs EM (synthèse) — deux entrées de niveau d'agrégation maximal.
Activité humaine — sources anthropiques.
Contexte naturel et géologie — sources géologiques et environnementales.
L'activation d'une couche est non exclusive : plusieurs couches peuvent être empilées. La lisibilité commande de n'activer simultanément que les couches utiles à la question posée.
Tellux distingue quatre régimes physiques. Chaque régime est cartographié dans son unité propre, sans addition scalaire entre régimes hétérogènes (les justifications de cette partition sont dans la Démarche scientifique, section 3).
Magnétique statique — unité nanotesla (nT). Le champ géomagnétique principal IGRF-14 vaut environ 46 000 nT en Corse, avec une déclinaison de 1 à 2 degrés Est et une inclinaison de 58 degrés. La couche affiche les anomalies locales (de l'ordre de quelques centaines de nT) après soustraction du champ principal régional, à partir de la grille EMAG2v3 et de la susceptibilité lithologique BRGM. Lecture du dégradé : les zones à anomalie positive apparaissent dans une teinte chaude, les zones à anomalie négative dans une teinte froide. Une anomalie au-delà de plus ou moins 200 nT mérite d'être croisée avec la carte géologique.
Magnétique ELF 50 Hz — unité nanotesla (nT). Champ oscillant à 50 hertz produit par les lignes haute et basse tension et par la production électrique insulaire, modélisé par la loi de Biot-Savart. Repères : moins de 1 nT loin de toute source ; entre 100 et 1 000 nT à quelques mètres sous une ligne haute tension de 10 à 20 kV ; le seuil ICNIRP grand public pour l'ELF 50 Hz est à 200 000 nT (200 µT). Une zone affichée à 500 nT est donc à 0,25 % du seuil ICNIRP, ordre de grandeur à conserver en tête.
Radiofréquence — densité de puissance en microwatts par mètre carré (µW/m²), avec conversion possible en volts par mètre. Contributions modélisées : antennes 2G à 5G (base ANFR Cartoradio), faisceaux hertziens point à point, radiodiffusion TDF. Modélisation par propagation en espace libre, corrigée par les recommandations ITU-R P.452 (point à point), ITU-R P.526 (diffraction) et ITU-R P.833 (atténuation forestière). Repères : un appartement urbain exposé aux antennes de quartier reçoit typiquement entre 10 et 500 µW/m² ; le seuil ICNIRP grand public en bande GSM 900 MHz est à 4 500 000 µW/m². Une zone affichée à 1 000 µW/m² est à 0,02 % du seuil ICNIRP.
Ionisant — débit d'équivalent de dose gamma en nanosievert par heure (nSv/h), et activité radon en becquerels par mètre cube (Bq/m³). Le débit de dose gamma se décompose en composante cosmique (environ 35 nSv/h au niveau de la mer en Corse, croissante avec l'altitude), composante terrestre (entre 50 et 250 nSv/h selon la lithologie, formule NCRP 94 à partir des teneurs en uranium, thorium et potassium des roches), et composante anthropogénique (négligeable en Corse, en dehors de toute installation nucléaire). Le radon est mesuré séparément, avec la classification ASNR en trois catégories.
Lecture commune : pour chaque régime, l'info-bulle affichée au survol précise l'unité, la source et la confiance attachée à la valeur.
Les couches contextuelles ne mesurent pas un champ. Elles affichent un facteur explicatif ou une donnée auxiliaire. Leur usage demande de ne pas confondre un facteur potentiel avec un effet biologique.
Géologie BRGM affiche la nature des roches du substrat. La distinction entre granite, schiste et calcaire conditionne la teneur en uranium, thorium et potassium, et donc la composante terrestre du débit de dose gamma. La couche est une donnée descriptive : un substrat granitique n'est pas en lui-même un risque sanitaire ; il indique simplement une composition élémentaire qui se traduit par un débit de dose gamma plus élevé que sur substrat calcaire.
Susceptibilité lithologique est utilisée par le modèle pour estimer la composante d'anomalie magnétique locale. Elle n'est pas un prédicteur d'effet biologique. Une roche à forte susceptibilité magnétique (basaltes, certaines ophiolites) module le champ géomagnétique d'origine crustale ; cette modulation est déjà intégrée à la couche magnétique statique. La consulter en couche séparée a un intérêt explicatif, pas diagnostic.
Failles tectoniques affiche les failles cartographiées par le BRGM, avec la distinction entre failles actives et failles quaternaires. Les failles peuvent être associées à des phénomènes piézoélectriques sous contrainte tectonique et à des émergences thermales ; elles ne préjugent en rien d'un effet sanitaire au sol.
Hydrographie affiche les nappes et cours d'eau souterrains BRGM REMNAPPE en couche visuelle. Le calcul du facteur hydro mobilise un dataset distinct ; la couche visuelle ne sert qu'à se repérer.
Forêts publiques affiche la couverture forestière issue du WMS IGN Géoplateforme, à partir des données ONF. La couche est un facteur d'atténuation radiofréquence connu (recommandation ITU-R P.833 documente une atténuation typique de 10 à 40 dB selon la fréquence, la densité du couvert, l'humidité et l'angle d'incidence) ; elle n'est pas un indicateur de qualité environnementale en soi. Une zone forestière dense apparaît en couche atténuante pour le régime radiofréquence ; elle ne porte aucune information sur les autres régimes.
Communes radon catégorie 3 identifient les communes classées par l'ASNR (anciennement IRSN) au plus haut potentiel radon géologique. Le potentiel renvoie à la teneur en uranium et à la perméabilité des sols, non à une mesure indoor effective. La mesure individuelle indoor par dosimètre passif sur deux à trois mois reste la seule base d'évaluation sanitaire personnelle.
Sites U/Th à mesurer est un catalogue de sites candidats à des mesures radiométriques de terrain. Ces sites sont identifiés sur sources documentaires BRGM ou par analogie géologique ; la dose y est suggérée, non mesurée. La couche signale ce qui mériterait d'être instrumenté, pas ce qui est documenté.
Les seuils réglementaires sont affichés dans Tellux comme cadres de lecture, non comme verdicts. Quatre repères sont mobilisés.
ICNIRP publie des limites d'exposition aux champs électromagnétiques. Pour le grand public, la limite est de 200 µT en ELF 50 Hz et environ 4,5 W/m² (soit 4 500 000 µW/m²) en bande GSM 900 MHz. Ces valeurs sont des seuils de protection contre des effets thermiques aigus, distincts des questionnements sur les effets biologiques de longue durée à faible intensité, qui font l'objet d'une littérature distincte (cf. Démarche scientifique, section 5).
IARC 2B désigne la classification de l'agence internationale de recherche sur le cancer pour les ELF (depuis 2002, expositions résidentielles supérieures à 0,3-0,4 µT en chronique) et pour les RF (depuis 2011, usages prolongés). La classe 2B signifie « possiblement cancérogène pour l'homme » ; l'avis SCHEER 2024 confirme cette classification et l'absence à ce jour d'élément justifiant une révision des seuils ICNIRP.
Seuil radon 300 Bq/m³ est la valeur de référence européenne (directive 2013/59/Euratom) au-dessus de laquelle des actions correctives sont recommandées dans les habitations. Les communes corses classées en catégorie 3 ASNR ont un potentiel géologique élevé, ce qui ne préjuge pas du résultat de mesure indoor : la mesure passive sur deux à trois mois dans le logement reste l'unique base d'évaluation.
Catégorie radon ASNR distingue trois niveaux de potentiel géologique (1, 2, 3), du plus faible au plus élevé. Le potentiel est calculé à partir de la teneur en uranium des roches et de la perméabilité des sols. Il ne se substitue pas à une mesure individuelle.
Posture éditoriale du projet : ces seuils donnent des ordres de grandeur. Tellux ne qualifie aucun lieu de « dangereux » ou de « sain » sur la base d'une comparaison à un seuil. L'expression retenue dans les productions est « exposition mesurée élevée » ou « exposition mesurée faible », ce qui décrit la grandeur sans préjuger d'un effet sanitaire. Voir Méthode et limites, section 7, pour le vocabulaire complet.
Un clic sur la carte ouvre une popup synthétique. Elle est structurée en trois zones.
Bandeau d'identification. Nom du site (s'il s'agit d'un point répertorié), coordonnées GPS, commune. Pour un site documentaire (mégalithe, église, point chaud U/Th), le bandeau précise la nature du site et la source documentaire.
Bloc valeurs principales. Pour chaque régime activé, la popup affiche la valeur principale et son unité, le détail des composantes, la source des données, la confiance, et l'horodatage. Les badges qui peuvent apparaître sont les suivants :
L'indicateur de confiance suit trois niveaux :
Note épistémique. Sous chaque valeur, une note explicite la nature physique du nombre, ses bornes d'usage, et ce qu'il ne représente pas. Cette note est volontairement sobre : elle évite les qualifications sanitaires et précise les hypothèses du calcul.
Export CSV public. Le bouton d'export disponible dans la popup ou en menu produit un fichier CSV avec une ligne par grandeur calculée pour le point. Les colonnes sont : nom de la grandeur, valeur, unité, confiance, indicateur sous revue, source, horodatage. Le format est conçu pour être ré-utilisé dans un tableur ou une analyse statistique externe.
L'indice composite est une grandeur adimensionnelle calculée à partir des trois régimes non électriques (magnétique ELF, radiofréquence, ionisant). Il combine, après normalisation min-max sur des bornes documentées, les valeurs des trois régimes selon une pondération paramétrable. La formule est exposée dans la Démarche scientifique, section 6.1. La grandeur produite est comprise entre 0 et 1.
Cette grandeur n'est pas une mesure physique. Elle ne s'exprime dans aucune unité de tesla, de microwatt par mètre carré ou de nanosievert par heure. Elle ne représente pas non plus un indicateur sanitaire. Sa fonction est de permettre la comparaison entre zones de la composition multi-régime du paysage électromagnétique : à pondérations et bornes données, deux zones de l'indice composite respectivement à 0,2 et 0,7 ont une composition multi-régime perceptiblement différente, où la zone à 0,7 cumule, relativement aux bornes choisies, des contributions plus intenses sur les régimes pondérés.
Le bandeau d'avertissement permanent de l'interface rappelle ce statut conventionnel chaque fois que la couche composite est active. La modification des pondérations ou des bornes change la valeur affichée et invite à interpréter relativement aux nouveaux paramètres.
Le mode Expertise expose trois curseurs pour les pondérations w_M (magnétique ELF), w_RF (radiofréquence) et w_I (ionisant). Les valeurs par défaut sont 0,40 / 0,40 / 0,20. Le bandeau supérieur du mode rappelle en permanence les valeurs courantes.
Modifier ces curseurs a un sens lorsqu'on cherche à explorer une hypothèse mécanistique différente (par exemple en pondérant davantage l'ionisant pour comparer la composition du paysage radiologique entre zones granitiques et zones schisteuses), ou à reproduire une analyse publiée dans un cadre de pondération distinct. Trois cas-types sont fréquents :
Les modifications ne sont pas persistées entre sessions. À la fermeture du mode Expertise et à la réouverture, les valeurs reviennent aux pondérations par défaut. Cette absence de persistance est délibérée : elle évite qu'un utilisateur expert oublie une configuration personnalisée et l'attribue à une caractéristique territoriale.
Chaque régime du composite est normalisé entre 0 et 1 sur des bornes documentées. Les bornes par défaut sont :
Toute valeur supérieure à la borne haute est clippée à 1. Cette saturation est visible quand la zone affichée présente la teinte maximale du dégradé sans variation interne. Deux interprétations possibles : la zone est effectivement très exposée selon le régime concerné, ou les bornes sont trop serrées pour le contexte territorial considéré. Une comparaison entre régions avec des niveaux d'exposition très différents (zone urbaine dense d'Ajaccio, hameau rural du Niolu) peut justifier de relâcher la borne haute pour préserver la dynamique discriminante.
Les bornes basses ne sont jamais inférieures à 0 par construction (clipping symétrique implicite). Les justifications détaillées des bornes par défaut sont dans la Démarche scientifique, section 6.3. Modifier une borne suppose une intention explicite et documentée ; le retour aux valeurs par défaut se fait à la fermeture du mode.
Le mode Expertise enrichit l'export CSV par point. Outre les valeurs principales par régime déjà présentes dans l'export public, le CSV expert ajoute les colonnes suivantes :
Le CSV expert est destiné à un usage de reproduction d'analyse. Il permet à un utilisateur tiers de recalculer l'indice composite avec ses propres conventions sans avoir à reconstruire l'amont.
Le magnétomètre intégré dans un smartphone est un capteur à effet Hall ou magnétorésistif (type AMR ou TMR), fabriqué en technologie MEMS, conçu à l'origine pour la boussole électronique. Il mesure les trois composantes du champ magnétique ambiant et en restitue la magnitude totale. Sa gamme de mesure couvre typiquement plus ou moins 1 200 à 4 900 µT, largement au-delà du champ géomagnétique terrestre (environ 47 µT en Corse). Sa fréquence d'échantillonnage maximale est de l'ordre de 100 hertz dans les applications grand public (Phyphox, Sensor Kinetics, Physics Toolbox).
Le capteur MEMS n'est pas isolé électromagnétiquement dans le boîtier du téléphone. Plusieurs sources de perturbation interne ont été caractérisées dans la littérature :
Sans calibration préalable (procédure figure-8 ou équivalent), le bruit combiné peut atteindre plus ou moins 1 500 nT. Après calibration, le bruit résiduel aléatoire est de l'ordre de plus ou moins 200 nT dans des conditions favorables (mode avion, charge débranchée, loin de tout objet ferromagnétique). Ces valeurs sont à comparer au champ géomagnétique total en Corse (environ 46 200 à 47 000 nT, source IGRF-14) : le bruit représente 0,3 à 3 % du signal, ce qui suffit à masquer des anomalies crustales inférieures à 500 nT.
Le théorème de Shannon-Nyquist impose que pour capturer sans ambiguïté un signal à la fréquence f, la fréquence d'échantillonnage doit être strictement supérieure à 2f. À 100 hertz d'échantillonnage, le magnétomètre smartphone est juste à la limite théorique pour une composante à 50 Hz, sans marge pratique : aliasing et erreurs d'amplitude rendent la valeur mesurée non fiable. En pratique, un smartphone ne constitue pas un mesureur fiable du champ magnétique alternatif à 50 Hz. Il fonctionne comme un détecteur de gradient spatial du champ magnétique total (composante statique DC et basses fréquences inférieures à quelques hertz), utile pour cartographier des variations géographiques relatives, pas pour quantifier une exposition ELF conforme aux seuils ICNIRP.
Les contributions smartphone intégrées à la base Tellux sont utilisées exclusivement pour :
Tellux n'utilise pas les contributions smartphone pour :
Tellux distingue trois niveaux de confiance pour les contributions citoyennes. Le niveau est calculé automatiquement à partir des champs renseignés dans le formulaire et affiché dans l'interface par un badge étoilé.
Trois opérateurs indépendants effectuent la mesure simultanément sur le même point sans communiquer pendant la prise. Les écarts entre les trois mesures sont comparés a posteriori pour estimer la dispersion expérimentale. Critère technique dans le formulaire : la case « Mesure en protocole aveugle parallèle » est cochée, et trois contributions distinctes sont enregistrées sur le même point dans une fenêtre de temps cohérente.
Ce niveau est requis pour qu'une mesure entre dans les datasets de validation du modèle. La cohérence entre les trois opérateurs est elle-même une donnée méthodologique : un écart inter-opérateurs faible renforce la valeur de la contribution ; un écart important signale une instabilité locale ou une variabilité instrumentale qui mérite une mention dans la note.
Capture native du capteur magnétomètre du téléphone, ou import d'un CSV statistique généré par une application de magnétomètre tierce (Phyphox, Sensor Kinetics, Physics Toolbox). Critère technique : l'instrument déclaré est smartphone_mag et soit la capture native est utilisée, soit un fichier CSV avec les statistiques (min, max, écart-type, nombre d'échantillons, durée) est importé.
Ce niveau est exploitable pour la densité spatiale (cf. section 4.1 ci-dessus). Il enrichit le maillage géographique sans alimenter les datasets de calibration.
Saisie manuelle d'une valeur unique, observation qualitative, ressenti subjectif. Tout ce qui n'entre pas dans les niveaux 1 ou 2.
Ce niveau est utile pour signaler une zone à investiguer. Il ne quantifie pas une exposition ; il oriente la planification de mesures ultérieures plus rigoureuses.
Le flux de contribution est accessible via le bouton flottant FAB en bas à droite de la carte. Une fois activé, le mode placement permet de cliquer sur la carte pour positionner la mesure. Le formulaire qui s'ouvre demande la position GPS (placée au clic), le contexte (extérieur ou intérieur), l'instrument utilisé, la valeur mesurée avec son unité, les conditions de mesure (mode avion, charge USB, distance aux objets ferromagnétiques, durée de stabilisation), et une note libre d'observations. L'acceptation RGPD est obligatoire pour publier la contribution dans la base Tellux. Aucune donnée nominative n'est demandée.
Les champs minimaux pour qu'une contribution soit viable sont la position GPS, l'instrument, la valeur ou la description, et l'acceptation RGPD. Le reste est optionnel mais influe sur le niveau de confiance attribué automatiquement (cf. section 4.2).
Pour les contributions au protocole aveugle parallèle (niveau 1, ★★★), une case dédiée du formulaire signale ce mode. Trois opérateurs distincts doivent enregistrer une contribution sur le même point dans une fenêtre de temps cohérente.
Les applications tierces de magnétomètre (Phyphox notamment) permettent d'enregistrer une session de mesure et d'exporter les statistiques au format CSV. Tellux accepte cet import depuis le formulaire de contribution, avec les colonnes attendues suivantes :
Le calcul effectué côté Tellux à l'import est une réduction statistique : moyenne, écart-type, minimum, maximum, nombre d'échantillons, durée totale. Ces valeurs sont stockées avec la contribution sous le champ csv_stats. La présence de ce champ déclenche l'attribution du niveau 2 (sous réserve que l'instrument soit smartphone_mag).
Recommandation pratique : effectuer une session Phyphox de 60 secondes après calibration figure-8, mode avion activé, téléphone immobile sur surface plane non métallique. Exporter le CSV. Importer dans Tellux via le bouton « Importer un CSV de mesures (Phyphox, Physics Toolbox…) ». Le formulaire affiche un résumé des statistiques calculées avant validation.
Si la valeur mesurée s'écarte fortement de la prédiction du modèle Tellux pour le point considéré, plusieurs hypothèses sont à examiner avant d'enregistrer.
Sources locales ferromagnétiques. Vérifier l'absence de tout objet contenant du fer dans un rayon de 30 cm (tables en métal, clés, montres, étuis aimantés). Une décalage de zéro du capteur peut générer un offset DC persistant tant que l'élément reste à proximité.
Mode avion oublié. Le modem cellulaire en activité produit des bursts magnétiques pulsés de plus ou moins 150 à 250 nT superposés au signal. Vérifier l'icône avion en haut de l'écran, et qu'aucune autre source radio (Bluetooth, WiFi, capteur GPS actif) n'est en émission active.
Charge USB. Le courant de charge génère un champ continu additionnel. Débrancher tout câble avant la mesure.
Calibration récente. Un téléphone qui n'a pas effectué de calibration figure-8 dans les heures précédentes peut avoir un offset interne significatif. Lancer une calibration via l'application (Phyphox le fait automatiquement) et reprendre la mesure.
Comparer aux balises Téléray ASNR. Si la mesure concerne le débit de dose gamma et qu'elle s'écarte du fond modélisé, vérifier la valeur en temps réel des balises Téléray ASNR (anciennement IRSN) actives en Corse, visibles sur le portail de l'ASNR. Une cohérence avec une balise voisine renforce la valeur ; une divergence importante suggère une instrumentation à vérifier.
Signaler comme contribution de niveau 3 avec commentaire. Si après vérification la valeur reste surprenante et qu'elle ne peut pas être reproduite en niveau 1, l'enregistrer en niveau 3 avec un commentaire détaillé qui décrit le contexte, les vérifications effectuées et l'écart constaté. La contribution oriente la planification de mesures ultérieures, sans prétendre à une quantification définitive.
Tellux est conçu pour la Corse. Les bases de données sources couvrent le territoire corse à des résolutions adaptées au projet : ANFR Cartoradio sur la totalité de l'île, ASNR potentiel radon par commune corse, BRGM Infoterre et carte géologique 1/50 000 sur la Corse, EDF SEI pour le réseau électrique insulaire. Le modèle IGRF-14 est mondial mais ses paramètres (déclinaison, inclinaison) sont calibrés à la latitude et à la longitude corses.
Au-delà du territoire corse, l'application peut afficher des valeurs (le modèle IGRF-14 fonctionne partout, EMAG2v3 est mondial, certaines bases ANFR couvrent la France métropolitaine), mais sans garantie de cohérence locale ni de calibration spécifique. Une utilisation hors Corse demande une vérification des sources locales adaptées au territoire considéré.
Partager une vue. Le bouton « Partager la vue » génère une URL contenant l'état courant de la carte (centre, zoom, couches actives, mode Expertise éventuel) sous forme de hash dans l'adresse. L'URL peut être copiée et envoyée à un tiers, qui en l'ouvrant retrouve la même configuration. Ce mécanisme préserve l'état de couches sans nécessiter de compte ni de session partagée.
Cache hors-ligne. Les tuiles cartographiques visitées sont mises en cache par le navigateur selon les politiques standard. En condition de connexion intermittente (terrain, vallée encaissée), une zone déjà chargée reste consultable. Les couches dynamiques (contributions citoyennes, balises Téléray) nécessitent une connexion active pour se rafraîchir.
under_review: true). Signale qu'une valeur est provisoire en attente de validation méthodologique externe.under_review: true et par le picto losange ocre dans l'interface, jusqu'à validation.