Le modèle de calcul Tellux — version v1 — 2026
En une phrase : Tellux modélise quatre grandeurs physiques distinctes dans leurs unités propres. Il ne les additionne pas en un score unique dans l'affichage public.
Tellux s'est donné trois règles qui guident chaque décision scientifique :
Règle 1 — Refus symétrique de l'alarmisme et de la trivialisation. Tellux refuse d'affirmer que toute exposition électromagnétique ou ionisante de faible niveau entraîne des effets sanitaires avérés. Il refuse également d'affirmer que ces expositions sont sans intérêt scientifique en deçà des seuils thermiques ou de doses élevées. Entre ces deux postures, le projet documente les tensions scientifiques ouvertes sans les résoudre prématurément.
Règle 2 — Adoption de la « position C documentée » sur les basses doses. En référence à la position intermédiaire de l'UNSCEAR 2012, Tellux reconnaît la réponse adaptative aux faibles doses comme phénomène biologique réel (Olivieri et al. 1984, Feinendegen 2004, Mavragani 2025), sans l'inscrire dans une grille réglementaire.
Règle 3 — Distinction systématique entre niveaux d'inférence. Chaque affirmation distingue explicitement quatre niveaux : mécanisme physique (interaction documentée), effet biologique (mesuré en conditions contrôlées), effet sanitaire (observable à l'échelle individuelle), impact populationnel (détectable par épidémiologie).
Trois formulations explicitement écartées (Doc 1 §1.2) :
1. « Deux réalités différentes » entre champ EM naturel et anthropique. Formulation physiquement inexacte : le champ électromagnétique est un seul champ physique, défini par les équations de Maxwell.
2. « Les mesures ne s'additionnent pas ». Formulation inexacte : elle contredit le principe de superposition. Les champs s'additionnent vectoriellement à chaque point.
3. « Naturel = bénin ». Formulation inexacte : le radon est un cancérogène pulmonaire reconnu (IARC Groupe 1). La qualification sanitaire dépend de l'intensité, de la durée et du contexte biologique, non de l'origine.
Le modèle Tellux v2 adopte une architecture à quatre domaines physiques séparés. Chaque domaine est calculé dans son unité physique propre (Doc 1 §2.2).
| Domaine | Grandeur | Unité |
|---|---|---|
| Magnétique | Champ magnétique (statique + ELF) | nanotesla (nT) |
| Électrique | (différé en v2) | — |
| Radiofréquence (RF) | Champ électrique rayonné, mesuré en volt par mètre (V/m). Tellux ne cartographie pas cette grandeur : la couche RF affiche la distance au support de téléphonie mobile le plus proche (registre ANFR) ; le modèle RF, lui, ne produit qu'un classement sans unité. Les valeurs en V/m présentées dans l'application proviennent exclusivement des mesures certifiées ANFR. | modèle : sans unité · mesures : volt par mètre (V/m) |
| Ionisant | Gamma ambiant + potentiel radon | nSv/h + Bq/m³ |
Pourquoi cette partition ? L'addition scalaire de grandeurs hétérogènes (un nanotesla, un volt par mètre, un nanosievert par heure) n'a pas de signification physique directe (Doc 1 §2.3). Chaque domaine relève d'une physique distincte et d'effets biologiques candidats distincts. L'Indice Expert du mode Expertise (nomenclature posée le 2026-09-03, brief H/ADR-064 — à ne pas confondre avec l'Indice Tellux (score unique de perturbation humaine depuis ADR-064) au clic carte) est explicitement qualifié de convention calculatoire sans signification sanitaire (Doc 1 §4.4).
Tellux calcule le champ magnétique statique comme la somme de trois contributions (Doc 1 §3.1) :
B_susceptibilité_locale — correction dérivée des cartes BRGM 1/50 000 et des données de Gattacceca et al. 2004.calcExternalCorr()/calcMagneticStatic() (app.html). La citation Doc 1 §3.1 associée à l'ancienne phrase n'a pas été revérifiée dans ce correctif — à recouper séparément si le corpus privé doit lui aussi être corrigé.Limite : Résolution IGRF (~50 km au sol, ±50-100 nT), résolution EMAG2v3 (3,7 km, ne capte pas les anomalies <5 km) (Doc 1 §5.2).
Anomalies locales fortes — sous la résolution du modèle : la grille d'anomalie crustale utilisée (EMAG2v3, 1925 points sur la Corse, résolution native 2 minutes d'arc) ne résout que les tendances régionales, à l'altitude de référence du produit (4 km) — elle n'est ni continuée au sol, ni conçue pour capter un corps magnétique de taille kilométrique ou infra-kilométrique. Un corps magnétique de taille kilométrique ou infra-kilométrique n'y apparaît pas. Deux cas concrets dans le Cap Corse, distincts et à ne pas confondre. Le massif de péridotites du Monte Maggiore (~4 km², extrémité nord du cap) : les péridotites y sont peu serpentinisées, la magnétite se concentrant au contact chevauchant basal et le long des zones de fracture ; aucune exploitation minière n'y est documentée, et l'extension du corps a été modélisée jusqu'à 428 m sous le niveau de la mer par levé magnétique sol + drone (Pastore et al., EGU General Assembly 2024, résumé EGU24-18236). Une trentaine de kilomètres plus au sud, la mine de fer de Farinole — site séparé — exploitait dès le XIXe siècle un filon de magnétite dans la serpentinite (Lacroix, Minéralogie de la France, 1893). L'anomalie magnétique locale attendue sur de tels corps n'est pas quantifiée par une source publique accessible à ce jour ; le modèle Tellux y indique une valeur d'ordre régional, sans ce pic local. De telles anomalies, documentées mais non mesurées sur le terrain, sont signalées comme repères qualitatifs sur la couche « Anomalies de référence » de la carte.
Échelle de lecture — anomalies comparables : le fond géomagnétique corse (IGRF-14) se situe entre 46 150 et 47 200 nT selon la localisation dans l'île. À titre de comparaison mondiale, l'anomalie de Koursk (Russie), formation ferrifère rubanée, atteint +3 000 nT (Krutikhovskaya et al., levé sol dédié) — l'une des plus fortes anomalies crustales positives documentées, déjà utilisée comme référence sur la couche « Anomalies de référence » de la carte. Deux anomalies méditerranéennes de la même famille géologique (ophiolites, intrusions denses), de moindre amplitude mais sans valeur chiffrée publiée : au large de l'île d'Elbe (Toscane, Italie — à ne pas confondre avec la Corse), un levé aéromagnétique associe les anomalies de forte amplitude et courte longueur d'onde à des corps ophiolitiques organisés en deux ceintures distinctes (Cassano et al. 2001, Ofioliti 26(2a):153-160) ; en mer Catalane (Espagne — à ne pas confondre avec la Corse), le projet BRGM/OROGEN, à partir d'une campagne aéroportée CGG de 1965 numérisée, documente « une anomalie positive très marquée », attribuée par modélisation à une intrusion magmatique gabbroïque ou à un sous-placage crustal. Ni l'une ni l'autre de ces deux sources ne publie de valeur en nT accessible : elles servent ici de repère qualitatif — pas de valeur quantifiée — au même titre que le traitement réservé au Monte Maggiore ci-dessus. Précision distincte, à ne pas laisser dans l'implicite : contrairement au Monte Maggiore, qui figure comme point sur la couche « Anomalies de référence » de la carte, l'île d'Elbe et la mer Catalane ne sont pas cartographiées dans Tellux — elles ne sont citées que dans ce texte, comme échelle de lecture comparative, jamais comme donnée intégrée au modèle ni à la carte.
Pourquoi le modèle ne capte pas ces pics — et pourquoi densifier la grille ne réglerait rien : LCS1 (Olsen et al. 2017, Geophysical Journal International 211(3):1461-1477, harmoniques sphériques degré 16 à 185, données satellite CHAMP/Swarm), le modèle académique dont s'inspirait l'ancienne grille de Tellux (retirée depuis le 2026-09-19, cf. plus haut), ne résout de façon cohérente que les longueurs d'onde horizontales à partir d'environ 250 km. La grille actuelle (EMAG2v3, résolution native 2 minutes d'arc) résout plus fin en principe, mais reste, comme tout produit continué à une altitude constante, incapable de restituer un corps magnétique de taille kilométrique à son intensité réelle au sol. Calcul fait pour illustrer l'écart, sur la grille actuelle : au Monte Maggiore, l'interpolation IDW donne −66,69 nT, contre l'ordre de 3 000 nT documenté par la source primaire pour l'anomalie réelle — un désaccord qui n'est pas qu'une question d'amplitude, le signe lui-même diverge. Contrôle indépendant de la Corse, au Kursk : ce même service y renvoie 208,58 nT là où le levé sol cité documente +3 000 nT — un facteur d'atténuation d'environ 14 (même sens cette fois), illustrant la même limite structurelle de continuation à altitude constante. Densifier la grille avec la valeur ponctuelle de la littérature a été examiné et écarté : une grille interpolée par IDW étale une valeur locale forte sur plusieurs kilomètres (faux plateau), une structure de données inadaptée à une anomalie dipolaire de taille kilométrique, et biaiserait par ricochet les points voisins. Conséquence à ne pas perdre de vue : tout affichage Tellux qui restitue cette grille en valeur brute — la ligne « anomalie crustale » du détail technique du popup au clic, la jauge crustale, le panneau « Anomalies de référence » — hérite de cette même limite de résolution et d'altitude. Aucun score public ne lit cette grille aujourd'hui (ADR-064).
Dette retirée (2026-09-19) : ce paragraphe citait jusqu'ici « IDW à Monte Maggiore ≈ +23 nT » et un facteur d'atténuation « ~130 », introduits le 2026-09-03 (brief R) sur la base d'un diagnostic privé du 2026-08-29 jamais consigné au registre. Ce chiffre ne se reproduit pas : recalculé avec la fonction et la grille de l'époque (LCS1_GRID, retirée depuis mais inchangée depuis sa création), à la coordonnée officielle du site (43,00687/9,35756, INPG CSC0038), le résultat est +6,35 nT, pas +23. L'origine du +23 n'a pas été retrouvée et n'a pas été recherchée davantage — la grille qui le portait est de toute façon retirée par cette même bascule. Retiré, pas re-dérivé.
Tellux calcule le champ ELF à partir de la géométrie des lignes HTA (EDF SEI Corse) et d'un courant estimé, en utilisant la loi de Biot-Savart segmentée (Doc 1 §3.2). En Corse, EDF SEI est l'opérateur unique du réseau électrique, pour le transport (HTB) comme pour la distribution (HTA-BT) — ni Enedis ni RTE n'y interviennent. Le réseau de transport HTB (environ 780 km de lignes 90 kV) n'est pas modélisé à ce jour : limite de couverture connue, pas une absence de réseau. Les quatre types de sources modélisées (lignes HTA/BT, postes sources EDF, éoliennes, sites de production électrique) sont détaillés dans la section Sources ELF — réseau électrique de la page Méthode.
Limite : Les courants HTA réels ne sont pas publiés en temps réel par EDF SEI. Le modèle utilise des charges nominales avec une incertitude estimée à ±50 % (Doc 1 §5.2). Un relevé terrain avec gaussmètre peut diverger significativement du modèle.
Composante BT : la contribution basse tension est un schéma éditorial à 3 paliers (70, 115, 180 nT plafond) calé sur les terciles réels de la longueur de réseau BT dans une zone d'environ 5 km sur 4 autour du point, à l'intérieur d'une fourchette instruite de 50 à 200 nT (ambiant de zone). Ce n'est pas une calibration statistique : la fonction qui relie cette longueur à une intensité en nT est un choix éditorial, pas une régression sur mesure. Depuis le 29/09/2026, le forfait se fonde sur cette longueur, et non plus sur le nombre de segments des tracés, qui dépendait de la façon dont ils sont découpés. Relecture externe non encore sollicitée sur ce point.
Tellux calcule le champ RF à partir des données déclarées par les opérateurs (registre ANFR : 656 supports de téléphonie mobile, soit 19 952 secteurs 2G à 5G, sur les 976 supports ANFR de Corse — export national du 31 mai 2026, extraction ponctuelle non rafraîchie automatiquement ; jusqu'au 2026-09-28, un relevé CartoRadio de 1 030 positions × opérateur, qui ne couvrait qu'environ la moitié de la Haute-Corse et reste la base de la liste par commune de la page Mairies, complétée depuis le 2026-09-28 par les positions ANFR qui y manquaient) et d'un modèle de propagation en espace libre (équation de Friis simplifiée), sans correction liée au terrain — ni relief, ni diffraction par obstacle, ni bâti. Une seule correction physique s'y ajoute, et elle est conditionnelle (Doc 1 §3.3) :
Correctif au 2026-09-07 : cette liste annonçait jusqu'ici deux corrections supplémentaires — ITU-R P.452 (propagation point à point) et ITU-R P.526 (diffraction par obstacles). Ni l'une ni l'autre n'est implémentée ; recherche faite dans le code de l'application, aucune occurrence. Le modèle RF est un champ libre, et la limite « pas d'atténuation par bâti modélisée » listée plus bas en découle directement.
Sources comptées par le modèle RF (état au 2026-09-28) : les antennes de téléphonie mobile (ANFR), les émetteurs de télévision numérique terrestre (émetteurs TDF : 8 sites dotés d'une puissance estimée, somme de leurs multiplex TNT) et un terme de faisceaux hertziens déduit de la topographie. La radio FM n'est pas modélisée : aucun émetteur FM n'entre dans le calcul, y compris sur les sites TDF qui en diffusent. Les 95 supports FM/TV déclarés à l'ANFR sont affichés sur la carte en présence seule, hors calcul. Depuis le 2026-09-28, la couche RF de la carte n'affiche plus ce modèle : sur les 142 mesures d'extérieur, la simple distance au support de téléphonie mobile le plus proche classe mieux les lieux que lui (corrélation de rang 0,54, contre 0,47 pour le modèle sur les mêmes supports et 0,43 sur l'ancien relevé d'antennes). Depuis le 2026-09-29, la couche traduit cette distance en un champ estimé, décrit au paragraphe suivant.
Le champ estimé de la couche RF (2026-09-29). La couche « Champ RF estimé (mobile) » ne vient pas du modèle de Friis : elle reporte sur la carte une relation empirique entre la distance au support de téléphonie mobile le plus proche et les mesures certifiées faites en Corse, en extérieur. Cette relation est ajustée au démarrage de l'application, sur les données servies : le logarithme de la mesure décroît linéairement avec le logarithme de la distance. Sa pente dépend de l'époque des mesures : au 2026-09-29, sur les 142 mesures, le champ médian est divisé par 1,3 quand la distance double ; sur les 60 mesures faites depuis 2021, par 1,75. C'est l'ajustement sur les mesures faites depuis 2021 qui est retenu : le plus récent, pas le plus robuste. Il repose sur 60 mesures, dont 15 faites à moins de 50 m d'un support, qui accentuent la pente (−0,65 sans elles, −0,81 avec). Le test, fixé avant tout rendu, a comparé trois ajustements sur leur capacité à prédire chaque mesure récente sans l'avoir vue (validation croisée) : celui-ci s'écarte le moins des mesures, d'un facteur typique de 2,2 contre 2,8 pour l'ajustement sur toutes les mesures. La couche en tire deux classes, séparées par une borne prise entre les médianes des mesures faites entre 50 et 150 m et entre 150 m et 1 km (0,5 V/m au 2026-09-29). En vue d'ensemble, seul ce qui est mesuré est dessiné, en plein ; l'estimation n'apparaît qu'à partir du zoom 11 ; elle s'arrête à la côte, et au-delà de la distance où il ne reste que deux mesures (1,7 km au 2026-09-29). La dispersion reste large : autour de la relation, l'écart type des résidus en logarithme vaut 0,77, soit, si les écarts suivent une loi log-normale, une moitié centrale attendue sur un facteur d'environ 2,8 à distance donnée. Ce n'est pas la plage des mesures comparables de la légende, qui mêle des distances différentes à l'intérieur d'une classe et s'étend plus largement (facteur 4,3 dans la classe haute au 2026-09-29). Estimation d'après les mesures certifiées ANFR, relecture externe en cours.
Source végétation utilisée : BD Forêt V2 IGN (foret_dense_corse.geojson, 5 676 polygones, ~28,5 % de la surface de la Corse) — source vectorielle locale, non un raster mondial. Le modèle d'atténuation utilisé est la version P.833-6 (2007) — version obsolète, en attente de migration vers P.833-10 (Doc 1 §3.3).
Le modèle RF est calibré sur des mesures certifiées extérieures (cartoradio_certified_corse.json, points conformes en environnement extérieur public). Un facteur multiplicatif k est dérivé une fois au démarrage comme la médiane du ratio mesuré/prédit, sur 142 mesures extérieures à valeur non nulle, prises dans un corpus de 236 fiches (voir les trois quantités ci-dessous). Relevé au 2026-09-28, sur la source ANFR complète (656 supports mobiles) : k ≈ 0,045, dispersion du ratio (écart interquartile) [0,022 ; 0,089] — pas un intervalle de confiance. Sur l'ancien relevé d'antennes, k valait 0,124 : k change avec la source. Ces deux nombres sont un relevé daté, pas la valeur courante : k est recalculé à chaque démarrage de l'application, et aucune surface n'affiche aujourd'hui la valeur effectivement obtenue. Si le pool des mesures change, la valeur change sans que cette page en soit avertie. Ce facteur est une constante figée au démarrage, pas un terme recalculé point par point — il multiplie uniformément le champ prédit partout sur le territoire. Ce que k absorbe sans le distinguer : il est dérivé en comparant les mesures à un champ prédit sans atténuation par la végétation. Une mesure prise sous couvert forestier porte donc une atténuation réelle qui se retrouve fondue dans k et appliquée uniformément partout, y compris hors forêt. C'est aussi pourquoi activer l'atténuation décrite plus haut ne peut pas se faire sans re-dériver k : les deux corrigeraient en partie la même chose. Le détail des sources est dans la section Sources RF et végétation de la page Méthode.
k (conformes, en environnement extérieur public, à valeur non nulle ; 21 auparavant). La limite porte sur leur répartition : 85 des 142 sont à moins de 10 km d'Ajaccio ou de Bastia ; ailleurs, la couverture reste insuffisante pour une validation locale.k, 121 des 142 points de calibration sont antérieurs à 2024 (médiane : printemps 2018) : l'ancienneté des données pèse directement sur la valeur de k, et la taille du corpus ne la réduit pas.État au 2026-09-07 — un calcul sans surface publique. La dose gamma est calculée, mais plus affichée nulle part : son rendu a été retiré du popup de la carte le 1er septembre 2026, et la ligne correspondante du panneau « Mon lieu » avec lui. Aucune couche ne la représente. Ce qui subsiste : elle pèse pour 0,2 dans l'Indice Expert du mode Expertise (1/3 depuis le 2026-09-29, voir §8), et elle figure dans l'export CSV expert. Motif du retrait : l'application carte devient strictement électromagnétique non ionisante — une décision de périmètre. Ce n'est pas un abandon du calcul. Aucune autre page ne reprend aujourd'hui l'affichage de la dose gamma : elle n'a donc plus de surface publique, nulle part.
La dose gamma ambiante est décomposée en deux contributions (Doc 1 §3.4) :
Formule en production depuis juillet 2026 (Doc 1 §3.4.1) :
Dose_cosmique (nSv/h) = 41,945261 × exp(altitude_m / 1862,095) − 0,004973 × altitude_m
Cette formule est un fit analytique calé sur une grille de simulation Monte-Carlo PARMA/EXPACS (Sato 2015), pour la latitude corse (42,2°N) et une moyenne de cycle solaire.
La variation de la dose cosmique avec l'altitude n'entre pas dans le périmètre de la relecture externe : le relecteur consulté sur le volet terrestre a indiqué ne pas avoir traité ce sujet et a suggéré d'en signaler la limite. L'estimation en altitude est donc à considérer avec prudence.
Dose_terrestre (nGy/h) = 12,0 × K + 4,8 × U + 2,2 × Th
Dose_terrestre (nSv/h) = Dose_terrestre (nGy/h) × 1,2
où K (potassium) est en %, U (uranium) et Th (thorium) en ppm. Coefficients issus du cœur de la formule NCRP 94 (lignage Beck et al. 1972, Tzortzis et al. 2003), tels que publiés par Verdoya et al. 2009, Applied Radiation and Isotopes 67(5):964-968.
Ce que le modèle évalue réellement, et qui n'est pas cette formule à l'exécution : Tellux ne recalcule pas cette somme point par point. Les doses ont été pré-calculées une fois par lithotype, à partir des concentrations U/Th/K de Verdoya et al. 1998 (Tectonophysics 291:63-75, Table 1, batholite varisque corse), puis inscrites dans une table que le code consulte. Le choix est délibéré : la provenance de chaque valeur reste lisible par lithotype, et l'arithmétique a été vérifiée hors ligne. La formule ci-dessus décrit donc comment ces valeurs ont été obtenues, pas une opération effectuée à chaque clic.
Correctif au 2026-09-07 : cette page publiait jusqu'ici Dose_terrestre (nSv/h) ≈ 13·U + 5,4·Th + 42·K, attribuée à UNSCEAR 2000. Ce jeu de coefficients est erroné — le projet l'avait établi en juillet 2026 — et l'unité annoncée l'était aussi. Il avait déjà été corrigé en août, puis est réapparu lors d'une réécriture de cette page ; le mécanisme de cette récidive est consigné au registre technique.
Lithologies corses pertinentes (Doc 1 §3.4.2) :
Où en est le verrou : le verrou NCRP-001 porte sur la structure de la formule NCRP 94, et il reste intact — elle n'est pas re-dérivée en interne. Ce qui a été déverrouillé, en août 2026, est l'ancrage des entrées : coefficients et concentrations par lithotype, repris de travaux publiés et adoptés sur dossier documenté (ADR-052), puis déployés le 6 août 2026. Correctif au 2026-09-09 : cette page affirmait depuis le 2026-09-07 que « la relecture a eu lieu » — exact, mais non borné : la phrase ne précisait pas ce qui avait été relu. M. Verdoya (DISTAV, Università di Genova) a relu et recommandé les coefficients de Verdoya et al. 2009, et confirmé la cohérence de l'estimation granitique (ci-dessus) avec les stations Téléray de l'ASNR. L'extrapolation vers les schistes, le comportement en altitude et l'implémentation déployée n'entrent pas dans le périmètre de cette relecture. Ce qui subsiste comme limite n'est donc pas l'attente d'un avis : c'est la couverture lithologique décrite ci-dessus, dont les schistes n'ont jamais été soumis à relecture externe.
État au 2026-09-07 — retiré de la carte, mais toujours public ailleurs. Le potentiel radon a quitté l'application carte : couches « Radon » et « Dépôts radon ERP » retirées le 20 août 2026, puis le bloc du popup et la ligne du panneau « Mon lieu » le 2 septembre 2026. Il reste en revanche affiché sur la page Radon, qui porte la carte du potentiel communal et le zonage réglementaire. C'est la différence avec le gamma ci-dessus, qui n'a plus aucune surface publique. Seconde différence, vérifiée avant le retrait : le radon n'a jamais alimenté l'Indice Expert — aucun poids, aucune borne. Correctif au 2026-09-07 : ce paragraphe affirmait que « Tellux affiche la catégorie communale » sans dire où ; ce n'est plus l'application carte depuis le 2 septembre, c'est la page Radon.
Ce qui reste calculé : la catégorie communale selon l'arrêté du 27 juin 2018 (IRSN/ASNR), qui classe les communes en zones 1 à 3 (Doc 1 §3.4.5). En Corse, la majorité des communes sont en catégorie 3 (potentiel élevé) en raison du substrat granitique varisque.
Limites : La cartographie est à l'échelle communale, ne reflète pas la variabilité intra-communale. La concentration réelle dépend du bâtiment et de la ventilation.
Le mode Expertise propose un Indice Expert adimensionnel pour comparer la composition du paysage électromagnétique entre zones corses. L'indice est une convention calculatoire, sans signification physique ni sanitaire directe (Doc 1 §4.1).
Depuis le 2026-09-29, la radiofréquence n'entre plus dans l'Indice Expert, comme elle est sortie de l'Indice Tellux le 2026-09-28 (§9). Confronté aux 142 mesures certifiées d'extérieur, le modèle RF classait mal les points les plus exposés, et aucune grandeur calculée ne prédit la valeur mesurée en un point. Le poids qu'elle portait (0,4) a été réparti en gardant le rapport 2:1 des deux autres composantes (0,4 et 0,2). L'export du mode Expertise donne, pour la radiofréquence, la distance au support de téléphonie mobile le plus proche.
Formule générale :
indice_composite = w_M · normalize(ELF_nT, bornes_ELF)
+ w_I · normalize(gamma_nSv/h, bornes_GAMMA)
Pondérations par défaut (Doc 1 §4.2, renormalisées le 2026-09-29) — zone gelée GELÉ-001a :
w_M = 2/3 (ELF 50 Hz anthropique)
w_RF = 0 (radiofréquence — hors composite depuis le 2026-09-29 ; 0,4 avant)
w_I = 1/3 (gamma ambiant)
Bornes de normalisation (Doc 1 §4.3) — zone gelée GELÉ-001b :
ELF : [0, 1 000] nT
GAMMA : [50, 250] nSv/h
Justification des pondérations (Doc 1 §4.2) :
Note épistémique permanente (Doc 1 §4.4) :
Indice composite conventionnel, sans signification physique ni sanitaire directe. Usage exploratoire pour comparer la composition du paysage physique entre zones. Pondérations provisoires, à valider. La radiofréquence n'y entre plus depuis le 2026-09-29.
Tellux expose :
min(4,round(human/100))). La composante RF en a été retirée : sa classe, un rang du modèle par rapport aux lieux mesurés, plaçait les plus fortes mesures certifiées de Corse en classe 0 ou 1 (74 % des mesures au-dessus de 3 V/m), et elle additionnait deux grandeurs sans commune mesure. La RF est présentée à part, par la distance au support de téléphonie mobile le plus proche et par les mesures certifiées. Ce score est une convention d'affichage pratique, sans base épidémiologique validée. Jusqu'au 2026-09-03 (brief H, ADR-064), le popup affichait un second sous-score « Naturel » (susceptibilité géologique locale, seuil également non sourcé) — retiré : l'information sous-jacente (susceptibilité, substrat) reste affichée en popup, non scorée.Cet indice reste calculé et documenté, avec sa dérivation complète (Doc 1 §4.2) — le calcul et l'export ne sont pas retirés. Correctif au 2026-09-03 (brief Q) : cette phrase disait auparavant l'indice « déjà public, pas réservé, simplement moins mis en avant » — c'était vrai avant cette date, ce ne l'est plus. Son point d'entrée dans l'interface (bouton, panneau) est désormais masqué, en attente de relecture méthodologique par un physicien tiers, réactivable sans reconstruction si cette relecture est concluante.
Tellux exclut du modèle de calcul les hypothèses suivantes, sur la base d'un critère unique : absence d'argument biophysique solide ET non retenu par les évaluations officielles ICNIRP / SCHEER / ANSES (Doc 1 §7.1).
| Hypothèse exclue | Raison |
|---|---|
| Hartmann/Curry/Bénker (réseaux globaux) | Non reproductibles, pas de mécanisme physique (Doc 1 §7.3) |
| Mémoire de l'eau (Benveniste) | Réplications négatives (Maddox 1988, Ovelgönne 1992) (Doc 1 §7.4) |
| Ondes de forme | Pas de mécanisme physique identifié (Doc 1 §7.5) |
| Schauberger | Pas de cadre physique opérationnel (Doc 1 §7.6) |
| Marc Henry — eau structurée | Examen critique post-corpus (Doc 1 §7.7) |
| Pall 2013 — VGCC pour expositions résidentielles | Argument biophysique sub-kT, non retenu par ICNIRP (Doc 1 §7.2) |
| Champs électriques statiques | Non modélisables à l'échelle territoriale |
| Streaming potential | Données ouvertes insuffisantes |
| Appareils domestiques (wifi, micro-ondes) | Hors périmètre territorial |
| Effets biologiques | Tellux modélise des champs physiques, pas leur impact sur la santé |
Ce qui est NON exclu mais documenté avec niveau de preuve faible (Doc 1 §7.9) :