En une phrase : Tellux distingue toujours ce qui est mesuré, ce qui est modélisé, et ce qui est hypothétique. Toutes les sources, les limites et les incertitudes sont documentées.

Rappel de la position épistémique : Tellux s'est donné trois règles (refus symétrique de l'alarmisme et de la trivialisation, position C documentée UNSCEAR 2012, distinction systématique des niveaux d'inférence) et écarte trois formulations (« deux réalités différentes », « les mesures ne s'additionnent pas », « naturel = bénin »). La présentation complète est dans la page Cadre scientifique.

1. Les incertitudes documentées (Doc 1 §5.2-5.3)

IncertitudeImpactMitigation
Courants HTA estimés à ±50 %Le modèle ELF peut diverger des mesures terrain.Documenté dans les infobulles.
Grille interne du champ principal : 54 points à 0,25° (≈ 28 × 21 km) ; anomalie crustale (EMAG2v3, depuis le 2026-09-19) : 1925 points à 2 minutes d'arc, altitude de référence 4 kmLes anomalies crustales <5 km sont lissées ; valeur non continuée au sol.Documenté en transparence.
Modèle RF en espace libre (Friis simplifié)Ignore les réflexions et diffractions.Acceptable pour un comparatif territorial.
239 fiches ANFR/Cartoradio disponibles pour la Corse (117 sites distincts), dont 150 servent aux analyses du modèle et 142 le calibrent (21 avant le 2026-09-28)142 points de calibration, dont 85 à moins de 10 km d'Ajaccio ou de Bastia : couverture insuffisante ailleurs pour une validation locale. 121 de ces points sont antérieurs à 2024 : le lot ajouté le 2026-09-02 ne contient aucune mesure postérieure à mars 2024.Appel à contributions citoyennes.
Pas de campagne spectrogamma BRGM dédiée CorseLes concentrations U/Th/K reposent sur analogues régionaux.Dette technique RADIO-AERO-001.
Absence de correction troposphériqueErreur de quelques dB en conditions de ducting.Mentionnée dans la méthode.
Indice Tellux affiché sur une échelle 0-4 (ELF seul depuis le 2026-09-28), incertitude non dérivéeCumul des incertitudes.Le modèle est un comparatif relatif.

2. Sources ELF — réseau électrique (Doc 1 §3.2, §3.4.4)

Le champ ELF anthropique (50 Hz) est calculé à partir de quatre types de sources, toutes en nanotesla (nT). Ces quatre sources sont exclusivement ELF — aucune ne contribue au calcul RF (régimes physiques distincts, champ proche vs champ lointain rayonné).

Lignes HTA/BT

Géométrie des lignes HTA (moyenne tension) issue des données EDF SEI — opérateur unique du réseau électrique corse, pour le transport (HTB) comme pour la distribution (HTA-BT). Pour la HTA, le champ est calculé par la loi de Biot-Savart segmentée, appliquée aux conducteurs filamentaires ; les courants utilisés sont des charges nominales, avec une incertitude estimée à ±50 % (les courants réels ne sont pas publiés en temps réel). Le réseau de transport HTB (environ 780 km de lignes 90 kV en Corse) n'est pas modélisé à ce jour : limite de couverture, pas une absence de réseau.

Pour la BT (basse tension), le calcul par ligne segmentée a été abandonné : sa physique, calibrée sur la géométrie d'un pylône HTA (conducteurs espacés de 1 à 3 m), ne convient pas au câble BT torsadé (conducteurs espacés de quelques centimètres) — écart constaté de ×57 à ×210 selon la zone. Le terme BT est aujourd'hui un forfait par paliers fondé sur la longueur de réseau BT à proximité (0, 70, 115 ou 180 nT selon cette longueur, mesurée dans une zone d'environ 5 km sur 4 autour du point), que le modèle qualifie lui-même de choix éditorial à l'intérieur d'une fourchette instruite (50-200 nT) — pas une calibration statistique.

Postes sources EDF (HTB/HTA)

Modélisés comme sources ponctuelles : le calcul part de 50 µT à 10 m (50 000 nT), décroît en 1/d³ et plafonne la contribution de chaque poste à 500 nT ; vers 460 m, elle passe sous 0,5 nT et n'est plus comptée. Ni ce coefficient de 50 µT ni le plafond de 500 nT n'ont de source retrouvée : ce sont des ordres de grandeur. Le coefficient fixe la distance où le plafond est atteint (environ 46 m) et la portée du terme. Cette contribution est localisée à proximité immédiate des postes et décroît rapidement avec la distance. En pratique, sur les mesures certifiées disponibles, elle reste quasiment nulle : 6 nT au total sur 3 des 236 points — aucun point mesuré n'étant assez proche d'un poste source pour atteindre ce plafond.

Éoliennes

Chaque parc est compté comme un seul point, placé au bourg de sa commune, avec sa puissance totale : le calcul part de 2 µT à 10 m (2 000 nT) pour 2 MW, multipliés par √(P/2), décroît en 1/d², plafonne la contribution de chaque parc à 300 nT et s'arrête à 500 m. Ces valeurs n'ont pas de source retrouvée. Les parcs éoliens insulaires (registre national des installations de production, RTE ODRÉ) sont bien intégrés au modèle ; en pratique, cette composante ne s'est déclenchée sur aucun des 236 points certifiés — aucune mesure n'étant assez proche d'une éolienne pour engager ce terme.

Sites de production électrique

30 fiches recensées (hydraulique, diesel, turbines à combustion, biogaz, interconnexions et éolien), dont 25 entrent dans le calcul. Cinq sont écartées : les 3 fiches éoliennes, déjà comptées séparément ci-dessus (pour éviter un double compte), la fiche de moins de 0,5 MW et la station de conversion SACOI de Lucciana, dont la liaison est en courant continu et dont la partie alternative n'est pas modélisée. Chaque fiche est modélisée comme une source ponctuelle : courant équivalent estimé à partir de la puissance (I ∝ √P), valeur constante jusqu'à 100 m, puis décroissance en 1/d³, plafonnée à 400 nT par fiche (plusieurs fiches peuvent partager un même emplacement et s'additionner). La contribution passe sous 0,5 nT, seuil en dessous duquel elle est ignorée, entre 0,5 et 1,3 km environ selon la puissance.

Limites sur cette composante : la décroissance en 1/d³ est celle d'une source compacte vue de loin (dipôle magnétique) ; elle suppose un moment dipolaire net non nul, et un montage parfaitement équilibré décroîtrait plus vite encore (1/d⁴). L'amplitude, elle, n'est pas sourcée : la relation I ∝ √P n'est pas établie physiquement (à tension fixée, P = V × I donnerait I ∝ P), et la valeur au plancher de 100 m reprend celle que donnait l'ancienne loi en 1/d, remplacée le 17 septembre 2026. Le sens de l'écart sur l'amplitude n'est donc pas établi. Enfin, la liaison SARCO (Sardaigne-Corse, câble en courant alternatif de 150 kV) est un conducteur étendu et non une source compacte : sa représentation par un point, qui entre dans le calcul, est une erreur connue du modèle, non corrigée à ce jour.

Note sur le régime physique : Ces quatre sources relèvent du champ proche magnétique (50 Hz). Elles sont calculées en nanotesla (nT) et affichées séparément dans le domaine ELF. Le domaine RF (antennes, faisceaux hertziens) relève d'un régime physique distinct (champ lointain rayonné) ; depuis le 2026-09-28, la couche RF montre la distance au support de téléphonie mobile le plus proche, et le modèle RF ne porte plus d'unité depuis le 2026-09-20 (§8) — seules les mesures certifiées ANFR affichées sur la carte sont exprimées en V/m. Les deux domaines (ELF et RF) ne sont jamais additionnés dans l'affichage public.

3. Variations temporelles (non intégrées au score principal)

Tellux documente les variations temporelles du champ géomagnétique et des basses fréquences, sans les intégrer au score principal (Doc 2 §1.2 axe C, Doc 2 §6.1) :

Ces variations sont affichées dans des onglets dédiés (ex. « Dix mille ans de champ géomagnétique » dans la section Culture scientifique) et peuvent être activées en mode Expertise.

4. Limites du modèle — quatre catégories (Doc 1 §6)

4.1 — Limites architecturales

4.2 — Limites de données

4.3 — Limites scientifiques

4.4 — Limites territoriales

5. Hypothèses scientifiques — Pilier A (Doc 2 §3)

Tellux a formalisé 17 hypothèses scientifiques (Pilier A) qui guident le programme de recherche. Chaque hypothèse répond à cinq critères d'inclusion (Doc 2 §3.1) : formulation testable, variables mesurables, protocole identifiable, ancrage peer-reviewed, pertinence Corse.

Extraits représentatifs :

S1 — Coïncidence anomalies géomagnétiques × sites anciens (Doc 2 §3.3). Les zones d'anomalie géomagnétique d'origine naturelle (EMAG2v3 + susceptibilité locale) coïncident-elles avec les sites patrimoniaux anciens plus fréquemment que ne le prédit un modèle nul ?

S3 — Courants telluriques aux convergences faille × hydrographie (Doc 2 §3.3). Les zones de convergence entre failles actives BRGM et réseau hydrographique présentent-elles un Δ du champ magnétique statique ou sub-1 Hz statistiquement supérieur à celui de zones de référence géologiquement comparables ?

S8 — Réponse adaptative ionisante et populations corses isolées (Doc 2 §3.3). Les populations corses isolées génétiquement, vivant sur substrat varisque à exposition radon chronique catégorie 3, présentent-elles une signature transcriptomique enrichie en gènes de réponse adaptative à l'ionisant ?

S13 — Atténuation RF en forêt laricio corse comme site modèle shinrin-yoku (Doc 2 §3.3). Les forêts de pin laricio corse présentent-elles une atténuation RF mesurée conforme aux prédictions ITU-R P.833, et constituent-elles des sites candidats pour des études shinrin-yoku isolant la variable EM ?

S17 — Validation/réfutation des « zones de stress géobio » par paramètres physiques mesurables (Doc 2 §3.3). Les zones identifiées par des praticiens géobiologiques comme « perturbées » ne présenteront pas, dans leur ensemble, de paramètres physiques mesurables statistiquement différents des zones « non perturbées » sous protocole double aveugle.

Statut : S1, S2, S4, S5, S9, S11, S12, S14 sont testables immédiatement (Doc 2 §3.3). Les autres nécessitent des partenariats ou des campagnes de mesure spécifiques.

6. Tensions scientifiques documentées (Doc 2 §2)

Tellux documente 13 tensions scientifiques ouvertes (T1 à T13). Une tension désigne un état du savoir où plusieurs positions, scientifiquement défendables et appuyées par de la littérature peer-reviewed, coexistent sans résolution canonique.

T1 — Effets EM non thermiques : existence versus inexistence opératoire aux expositions ambiantes. Pôle A : études documentant des effets biologiques à intensités inférieures aux seuils thermiques (Yakymenko 2016, Sherrard 2018, Xu 2021). Pôle B : ICNIRP 2020, SCHEER 2024, méta-analyses Amoon-Kheifets 2022 (OR 1,01). Position Tellux : effets biologiques non thermiques réels à certaines intensités, effets sanitaires populationnels d'amplitude inférieure aux craintes initiales.

T3 — Magnétoréception humaine : documentée versus non démontrée. Pôle A : Wang 2019 eNeuro (34 sujets), Chae 2022 Sci Rep (cryptochrome). Pôle B : aucune réplication inter-laboratoires indépendante complète ; Bartos 2023 critique de la lecture maximaliste. Position Tellux : sensibilité mesurable mais rare, substrat partiellement caractérisé, conditionnel explicite obligatoire.

T6 — VGCC comme cible EM : Pall versus critiques biophysiques. Pôle A : Pall 2013. Pôle B : forces sub-kT au voltage-sensor à intensités ambiantes (Foster 2022). Position Tellux : mécanisme plausible à inscrire dans AOP, mais exclu du modèle de calcul Tellux pour les expositions résidentielles (Doc 1 §7.2).

T9 — UNSCEAR 2012 — position C. La LNT reste valide comme cadre réglementaire de précaution ; la biologie aux basses doses peut localement dévier de la linéarité (adaptive response, bystander). Position Tellux : position C stricte, ni LNT sans nuance ni caducité de LNT.

T13 — Électrohypersensibilité (EHS) : symptômes réels versus causalité directe par champ mesurable. Pôle A : cadre mécanistique Henshaw & Philips 2024. Pôle B : Rubin 2010 (46 études : symptômes non prédits par l'exposition mesurée), Ledent 2025. Position Tellux : symptômes réels et invalidants reconnus ; lien causal direct par champ mesurable non établi en double aveugle ; refus de qualification individuelle.

7. Sources de données — géomagnétiques (Doc 1 §3.1, §5.1)

SourceDescriptionRésolution / Précision
IGRF-14 (IAGA/NOAA)Champ géomagnétique de référence (2025-2030)±50-100 nT, résolution ~50 km
EMAG2v3 (NOAA/NCEI ; Meyer, Saltus & Chulliat 2017, DOI 10.7289/V5H70CVX)Anomalies crustales — source unique du calcul depuis le 2026-09-19 ; grille embarquée, extraite le 2026-09-19, altitude de référence 4 km (non continuée au sol)2 arc-min natif (~3,7 km), 1925 points sur la Corse
Grille interne (dérivée de LCS1, retirée)Anomalies crustales — ancienne source, sans lecteur depuis le 2026-09-19 ; conservée inerte dans le code~0,3° lat × 0,5° lon (24 points sur la Corse)
INTERMAGNETMagnétomètres temps réel (DUR, EBR, CLF)Variable
Dst / Kp (NOAA SWPC ; Dst d'origine Kyoto WDC)Indices de tempête géomagnétique1 heure

Note sur l'anomalie crustale : le terme crustal du calcul provient, depuis le 2026-09-19, d'une grille EMAG2v3 embarquée de 1925 points (NOAA/NCEI ; Meyer, Saltus & Chulliat 2017, DOI 10.7289/V5H70CVX), extraite le 2026-09-19 à sa résolution native (2 minutes d'arc). C'est sa source unique : elle est interpolée à chaque point, sans condition, sans appel réseau au moment du calcul. Valeur à l'altitude de référence du produit (4 km au-dessus du géoïde) — non continuée jusqu'au sol. Jusqu'à cette date, ce terme provenait d'une grille interne de 24 points dérivée du modèle LCS1 — provenance indéterminée, non corrélée à EMAG2v3 (r=0,05 sur 236 points certifiés, 89,4% de changements de signe) ; retirée, conservée inerte dans le code.

Résolution — anomalies locales : la grille EMAG2v3 utilisée (2 arc-min natif, altitude de référence 4 km, non continuée au sol) ne résout pas un corps magnétique de taille kilométrique. Deux cas concrets en Corse, distincts et à ne pas confondre : le massif de péridotites du Monte Maggiore (~4 km², extrémité nord du Cap Corse), peu serpentinisé — la magnétite s'y concentre au contact chevauchant basal et le long des zones de fracture, sans exploitation minière documentée —, dont l'extension a été modélisée jusqu'à 428 m sous le niveau de la mer par levé magnétique sol + drone (Pastore et al., EGU 2024, résumé EGU24-18236) ; et, une trentaine de kilomètres plus au sud, la mine de fer de Farinole, site séparé, filon de magnétite dans la serpentinite exploité dès le XIXe siècle (Lacroix 1893). L'anomalie magnétique locale attendue sur de tels corps n'est pas quantifiée par une source publique accessible à ce jour ; elle reste de toute façon sous la résolution du modèle et n'entre pas dans le calcul. Ces anomalies sont signalées comme repères qualitatifs sur la couche « Anomalies de référence » de la carte, en attente d'un relevé de terrain.

Échelle de lecture — anomalies comparables : fond géomagnétique corse (IGRF-14) : 46 150–47 200 nT selon la localisation. Référence mondiale haute, valeur sourcée déjà utilisée par la couche « Anomalies de référence » : Koursk (Russie), formation ferrifère rubanée, +3 000 nT (Krutikhovskaya et al., levé sol dédié). Deux anomalies méditerranéennes de même famille géologique, documentées mais sans valeur nT publiée — île d'Elbe (Toscane, Italie ; Cassano et al. 2001, Ofioliti 26(2a):153-160 — anomalies fortes de courte longueur d'onde associées à des corps ophiolitiques, deux ceintures distinctes) et mer Catalane (Espagne ; BRGM/OROGEN, campagne aéroportée CGG 1965 numérisée — « anomalie positive très marquée », intrusion gabbroïque ou sous-placage crustal modélisés). Quatre localisations distinctes, à ne pas confondre : Monte Maggiore (Corse), Elbe (Toscane), Catalane (Espagne), Koursk (Russie). Sans valeur nT publiée pour Elbe/Catalane, aucun chiffre n'est avancé pour ces deux sites — même règle que pour Monte Maggiore ci-dessus. Elbe et Catalane ne sont pas cartographiées dans Tellux (contrairement à Monte Maggiore, point de la couche « Anomalies de référence ») : citées ici uniquement comme échelle de lecture comparative.

Pourquoi la grille ne capte pas ces pics : LCS1 (Olsen et al. 2017, Geophysical Journal International 211(3):1461-1477, harmoniques sphériques degré 16-185, CHAMP/Swarm), modèle dont s'inspirait l'ancienne grille interne (retirée depuis le 2026-09-19), résout au mieux ~250 km de longueur d'onde. La grille actuelle (EMAG2v3, 2 arc-min natif) résout plus fin en principe, mais reste, continuée à une altitude constante (4 km), incapable de restituer un corps kilométrique à son intensité réelle au sol. Calcul fait sur la grille actuelle : IDW au Monte Maggiore = −66,69 nT, contre ~3 000 nT documentés pour l'anomalie réelle — un désaccord de signe, pas seulement d'amplitude. Contrôle indépendant au Kursk : ce service y renvoie 208,58 nT contre les +3 000 nT documentés — facteur ~14, même sens cette fois, même limite structurelle de continuation à altitude constante. Densification examinée et écartée : une grille IDW étale une valeur locale forte sur plusieurs km (faux plateau), structure inadaptée à une anomalie dipolaire kilométrique, avec effet de bord sur les points voisins. Conséquence : tout affichage Tellux qui restitue cette grille en valeur brute (ligne « anomalie crustale » du détail technique au clic, jauge crustale, panneau « Anomalies de référence ») hérite de cette limite. Aucun score public ne lit cette grille aujourd'hui (ADR-064).

Dette retirée (2026-09-19) : ce paragraphe citait jusqu'ici « IDW au Monte Maggiore ≈ +23 nT » et un facteur ~130, sourcés à un diagnostic privé du 2026-08-29 jamais consigné. Ce chiffre ne se reproduit pas (recalcul à la coordonnée officielle du site avec la grille et la fonction de l'époque : +6,35 nT). Origine du +23 introuvable, non recherchée davantage — la grille qui le portait est retirée par cette même bascule. Retiré, pas re-dérivé — détail complet dans cadre-scientifique.html #magnetique-statique.

8. Sources de données — radiofréquences et végétation (Doc 1 §3.3)

SourceDescriptionUtilisation
ANFR CartoradioPosition des supports de téléphonie mobile : 656 supports (2G à 5G, 19 952 secteurs) sur les 976 supports ANFR de Corse (structures physiques, export national ANFR du 31 mai 2026 — extraction ponctuelle, non rafraîchie automatiquement). Jusqu'au 2026-09-28 : 1 030 positions × opérateur (extraction CartoRadio du ~24 avril 2026)Données déclarées par les opérateurs
BD Forêt V2 IGNForêt dense de Corse (foret_dense_corse.geojson, ~5 680 polygones)Atténuation par végétation (ITU-R P.833-6) dans le modèle RF, qui n'est plus affiché depuis le 2026-09-28 ; couche de contexte sur la carte
TDF (émetteurs de radiodiffusion)Positions et puissance apparente rayonnée (PAR) estimée par site, jeu de données structuré dédié. La PAR est une somme de multiplex de télévision numérique (TNT) : la radio FM diffusée par certains de ces sites n'y est pas comptée. 8 sites sur 10 portent une PAR ; les 2 autres (Bastia, Vizzavona) n'entrent pas au calcul.Contribution RF par rayonnement isotrope (décroissance en 1/d²), indépendante des antennes ANFR
Faisceaux hertziens (proxy topographique)16 points topographiques (cols, crêtes) calés sur le total agrégé CartoRadio (558 FH en Corse) — pas des positions individuelles réellesContribution RF décroissante par paliers, nulle au-delà de 4 km d'un point

Ce que la couche RF affiche, et ce qu'elle n'affiche pas (2026-09-29). La couche « Champ RF estimé (mobile) » montre un champ estimé, en V/m : ni une mesure, ni un calcul du modèle RF. Elle part de la distance au support de téléphonie mobile le plus proche (registre ANFR, 656 supports) et d'une relation entre cette distance et la mesure, ajustée sur les mesures certifiées faites en Corse, en extérieur : la médiane mesurée baisse quand la distance augmente. Au 2026-09-29, cette relation est ajustée sur les 60 mesures faites depuis 2021, les plus proches de l'état actuel du parc (export du 31/05/2026) ; sur l'ensemble des 142 mesures, la baisse est deux fois plus lente. La carte en tire deux classes, séparées par une borne prise entre les médianes des mesures faites entre 50 et 150 m et entre 150 m et 1 km (0,5 V/m au 2026-09-29) ; dans la légende, chaque classe de médiane estimée porte la moitié centrale des mesures comparables : celles faites depuis 2021 là où l'estimation tombe dans la même classe. En vue d'ensemble (sous le zoom 11), la carte ne dessine que ce qui est mesuré, en plein : la surface d'interpolation (5 zones) et les lieux mesurés, en points. L'estimation, hachurée, n'apparaît qu'à partir du zoom 11 : le champ estimé passe sous 0,5 V/m à quelques centaines de mètres d'un support, et, lissé à l'échelle de l'île, il y devenait partout uniforme. Au-delà de la distance où il ne reste que 2 mesures (1,7 km au 2026-09-29), rien n'est estimé : pas de repère. En mer non plus : l'estimation s'arrête à la côte, tracée d'après les contours des communes (IGN Admin Express COG 2018, Licence Ouverte) et élargie de 160 m pour ne couper aucun port. À partir du zoom 11, la surface mesurée n'est plus dessinée que par la couche « Interpolation des mesures », qui la dessine à tous les zooms quand elle est allumée. Ces mesures ne sont pas prises au hasard : elles sont faites là où quelqu'un les a demandées (commune, association, campagne de mesure) ; elles ne décrivent pas tous les lieux situés à la même distance. Et sur place, le laboratoire mesure en général au point où le champ est le plus fort : c'est le cas de 57 des 60 mesures faites depuis 2021 (relevé des rapports au 2026-09-29). À une distance donnée, l'estimation décrit donc le point le plus exposé d'un lieu, pas un point quelconque de ce lieu. Estimation d'après les mesures certifiées ANFR, relecture externe en cours. Jusqu'au 2026-09-28, la couche affichait une densité d'émetteurs calculée par le modèle RF, puis, ce jour-là, la seule distance au support. Aucune valeur du modèle RF n'est affichée : les valeurs en V/m de l'application viennent des mesures certifiées ANFR, directement ou par cette relation.

Quatre comptages, quatre objets différents — à ne pas confondre. 239 fiches : toutes les fiches de mesure ANFR disponibles pour la Corse (2002–2026), une par campagne. 117 sites : les lieux distincts qu'elles couvrent, une station revisitée comptant pour un seul site — c'est le nombre affiché sur la carte. 98 lieux : ceux que la couche « Champ RF estimé (mobile) » dessine en points sous le zoom 11 — les sites d'extérieur public regroupés à 50 m près, dont au moins une fiche porte une valeur, la plus récente d'entre elles étant dessinée (quatre lieux n'ont que des fiches à 0 V/m). 150 points : le sous-ensemble retenu pour les analyses internes du modèle (mesures conformes en extérieur public). Un chiffre ne se substitue jamais à un autre.

Faire mesurer chez soi. Le dispositif national de surveillance permet d'obtenir une mesure d'exposition gratuite, réalisée par un laboratoire accrédité. La demande doit être cosignée par un organisme habilité (commune, association agréée de protection de l'environnement, agence régionale de santé…) : un particulier ne peut pas la déposer seul. Les communes figurent parmi ces organismes — décret n° 2013-1162.

Calibration : Le modèle RF est calibré sur les mesures certifiées cartoradio_certified_corse.json (points conformes en environnement extérieur public, à valeur non nulle). Le facteur multiplicatif k ≈ 0,045 est dérivé une fois au démarrage comme médiane du ratio mesuré/prédit, sur 142 mesures extérieures (sur 236 fiches), avec les 656 supports mobiles du registre ANFR. Il valait 0,124 sur l'ancien relevé d'antennes, et 0,361 quand il était dérivé sur 21 mesures seulement (jusqu'au 2026-09-28). Dispersion du ratio : écart interquartile (IQR) [0,022 ; 0,089] — pas un intervalle de confiance. Le facteur est constant sur tout le territoire.

Note : 85 des 142 points de mesure qui dérivent k sont à moins de 10 km d'Ajaccio ou de Bastia : la calibration porte surtout sur ces deux agglomérations, et 121 de ces points sont antérieurs à 2024. Le modèle ne modélise pas séparément l'atténuation par le bâti (murs, structures). Cette composante n'étant pas prise en compte, son effet serait de faire surestimer, plutôt que sous-estimer, le champ RF réel en milieu urbain dense. Cette possibilité n'est aujourd'hui ni quantifiée ni corrigée ; elle est mentionnée ici pour la transparence sur la portée réelle de la calibration.

Note : jusqu'au 2026-09-28, le socle d'antennes de Tellux était partiel : couverture quasi complète en Corse-du-Sud, d'environ la moitié en Haute-Corse — comparaison à l'export national ANFR de septembre 2026. Il est remplacé depuis, pour la carte EM, par les supports de téléphonie mobile du registre ANFR (export du 31 mai 2026) ; la liste des antennes par commune de la page Mairies garde l'ancien socle, complété le même jour par les 62 positions ANFR qui y manquaient, sans opérateur (non renseigné dans ces données) : à une position déjà connue, un opérateur absent de l'ancien socle peut encore manquer.

À titre d'exemple, aucune antenne Bouygues n'apparaissait dans l'ancien socle Tellux en Haute-Corse, alors que l'export ANFR de septembre 2026 en recense 598 dans ce département — une absence du socle, pas un jugement sur l'opérateur.

Sources non caractérisées — installations de Défense, d'Intérieur et de l'Aviation civile. Les installations radioélectriques relevant des ministères des Armées et de l'Intérieur (dont les réseaux de secours et de sécurité publique) et de l'Aviation civile sont exclues par construction réglementaire des données publiques de l'ANFR, pour des raisons de sécurité nationale. En Corse, cela concerne notamment des emprises militaires et des installations de surveillance maritime, ainsi que les réseaux de communication des services de secours. Leur contribution éventuelle au champ électromagnétique ambiant n'est donc pas caractérisée dans cette cartographie, et ne peut pas l'être à partir de données ouvertes. Tellux ne reconstitue pas cette information à partir de sources indirectes : une zone non couverte est signalée comme telle, jamais comblée par une estimation. Cette limite découle du cadre légal des données disponibles, non d'un choix méthodologique de Tellux.

Sites de diffusion FM/TV — présence affichée, puissance non publiée. 95 supports ANFR portant de la radio FM et/ou de la télévision numérique terrestre sont déclarés en Corse (64 portent de la FM, 54 de la TNT, 23 les deux — 268 émetteurs FM et 204 émetteurs TNT au total, répartis sur 60 emplacements distincts à moins de 500 m). Ils sont affichés sur la carte en présence seule : l’ANFR ne publie pas la puissance de ces émetteurs, et Tellux n’en estime aucune. Ils n’entrent dans aucun calcul — ni la couche « Champ RF estimé (mobile) », ni l’Indice Tellux. La radio FM n’est modélisée nulle part dans Tellux : la couche RF ne compte la télévision numérique que par les émetteurs TDF dotés d’une puissance estimée (8 sur 10), et aucun émetteur FM. Afficher ces sites corrige un défaut de transparence : ils sont déclarés et connus, et leur champ n’est pas représenté par le modèle. Correctif au 2026-09-23 : ce paragraphe justifiait jusqu’ici la présence seule par un chiffre sur la part de la diffusion calculé par le modèle, pas mesuré ; il est retiré.

Note : La végétation est modélisée à partir de la BD Forêt V2 de l'IGN, source vectorielle locale. Ce n'est pas un raster mondial (ESA WorldCover, CORINE). Le modèle d'atténuation utilisé est le modèle simplifié historique ITU-R P.833-6 (2007) — version obsolète, en attente de migration vers P.833-10.

9. Sources de données — ionisants (gamma et radon) (Doc 1 §3.4, §5.1)

SourceDescriptionUtilisation
IRSNCarte des débits de dose gammaModèle régional
ASNRZonage radon (arrêté 2018)Classement communal (1-3)
BRGMGéologie, cavités, failles (InfoTerre)Contexte géologique
Puccini et al. 2014Spectrogamma in situ HPGe, 210 affleurements Corse-SardaigneCalibration granitoïdes varisques

Référence Puccini et al. 2014 : Radiological characterization of granitoid outcrops and dimension stones of the Variscan Corsica-Sardinia Batholith, Environmental Earth Sciences 71:393-405, DOI 10.1007/s12665-013-2442-8.

Note : L'IRSN estime le débit de dose gamma terrestre naturel en Corse entre 75 et 150 nSv/h, avec des dépassements documentés sur les granitoïdes les plus radioactifs (Doc 1 §3.5).

10. Statuts épistémiques des couches

Chaque couche affichée dans Tellux porte un statut (Doc 1 §2.4) :

StatutSignificationCouches concernées
✅ CertifiéDonnée validée par une source officielleZonage radon, gamma IRSN, IGRF
⚙️ CalculéRésultat du modèle Tellux, fondé sur des données solidesRF, magnétique composite, ELF
⚠️ IndicatifDonnée issue de capteurs hétérogènes, à confirmerGamma citoyen (OpenRadiation)
⏳ AttenteFonctionnalité prévue mais pas encore activeDépôts ERP, SECS
🟡 RepèreCouche contextuelle, hors calculGéologie, failles, hydro, forêts
🔵 GeléDonnée intégrée mais avec une limitation connueEMAG2v3 (résolution), IGRF (gelé 5 ans)

11. Dettes techniques documentées (Doc 1 §6.4, §8.3)

ProblèmeImpactStatut
EMAG2v3 : résolution 2 arc-minAnomalies crustales <5 km lisséesGelé
Anomalie crustale : aucune source indépendante en regard de la grille internePas de comparaison possible entre le terme calculé et une mesure ou un modèle tiersEn attente
RF : espace libre sans correction troposphériqueErreur de quelques dB en conditions de ductingÀ améliorer
Conductivité du sol : P.527-6 exposé mais non consomméNon utilisé dans le calcul RFEn attente
Végétation : P.833-6 (2007) obsolèteModèle simplifié historiqueMigration vers P.833-10 prévue
SECS : non implémentéPas de correction régionale des tempêtesEn attente (réseau DUR+EBR+CLF identifié)
Campagne spectrogamma BRGM dédiée CorseLacune RADIO-AERO-001À financer
Campagne magnétotellurique CorseLacune RADIO-MT-001Protocole Q défini
Topographie (relief) : aucun masquage/diffraction modéliséCalcul RF en vue directe simplifiée, sans effet d'écran du reliefNon implémenté

12. Références scientifiques des pondérations de l'Indice Expert

Les pondérations d'origine de l'Indice Expert (Doc 1 §4.2 : 0,4 / 0,4 / 0,2 pour l'ELF, la radiofréquence et le gamma) s'appuient sur les références ci-dessous. Depuis le 2026-09-29, la radiofréquence n'entre plus dans cet indice, masqué de l'interface depuis le 2026-09-03 ; les deux poids restants valent 2/3 et 1/3 (voir la démarche scientifique, §8).

13. Mise à jour des données (Doc 1 §5.4)

DonnéeFréquenceSource
IGRFTous les 5 ans (prochaine : 2030)IUGG
EMAG2v3 (extraction 2026-09-19)Gelé (champ statique, réextraction possible si une bascule future le justifie)NOAA/NCEI
INTERMAGNETAutomatique, ≈3 h en pratique (planification best-effort) — au-delà de 3 h, repli sur Dst puis KpAPI GIN BGS
Dst/KpTemps réel (1h)NOAA SWPC (Dst : Kyoto WDC)
ANFRMensuelle pour la page Mairies (ancien relevé, complété par l'export ANFR du 31/05/2026) ; export figé au 31/05/2026 pour la carte EMCartoradio
IRSNAnnuelleIRSN
ASNR / BRGMContinueASNR, BRGM

14. Signaler une erreur

Toute erreur peut être signalée via :

Les signalements sont examinés et traités aussi rapidement que possible. Le statut de chaque correction est mis à jour au fil de l'avancement.

Pour aller plus loin