En une phrase : Tellux modélise quatre grandeurs physiques distinctes dans leurs unités propres. Il ne les additionne pas en un score unique dans l'affichage public.

1. Position épistémique (Doc 1 §1)

Tellux s'est donné trois règles qui guident chaque décision scientifique :

Règle 1 — Refus symétrique de l'alarmisme et de la trivialisation. Tellux refuse d'affirmer que toute exposition électromagnétique ou ionisante de faible niveau entraîne des effets sanitaires avérés. Il refuse également d'affirmer que ces expositions sont sans intérêt scientifique en deçà des seuils thermiques ou de doses élevées. Entre ces deux postures, le projet documente les tensions scientifiques ouvertes sans les résoudre prématurément.

Règle 2 — Adoption de la « position C documentée » sur les basses doses. En référence à la position intermédiaire de l'UNSCEAR 2012, Tellux reconnaît la réponse adaptative aux faibles doses comme phénomène biologique réel (Olivieri et al. 1984, Feinendegen 2004, Mavragani 2025), sans l'inscrire dans une grille réglementaire.

Règle 3 — Distinction systématique entre niveaux d'inférence. Chaque affirmation distingue explicitement quatre niveaux : mécanisme physique (interaction documentée), effet biologique (mesuré en conditions contrôlées), effet sanitaire (observable à l'échelle individuelle), impact populationnel (détectable par épidémiologie).

Trois formulations explicitement écartées (Doc 1 §1.2) :

1. « Deux réalités différentes » entre champ EM naturel et anthropique. Formulation physiquement inexacte : le champ électromagnétique est un seul champ physique, défini par les équations de Maxwell.

2. « Les mesures ne s'additionnent pas ». Formulation inexacte : elle contredit le principe de superposition. Les champs s'additionnent vectoriellement à chaque point.

3. « Naturel = bénin ». Formulation inexacte : le radon est un cancérogène pulmonaire reconnu (IARC Groupe 1). La qualification sanitaire dépend de l'intensité, de la durée et du contexte biologique, non de l'origine.

2. Architecture à quatre domaines (Doc 1 §2)

Le modèle Tellux v2 adopte une architecture à quatre domaines physiques séparés. Chaque domaine est calculé dans son unité physique propre (Doc 1 §2.2).

DomaineGrandeurUnité
MagnétiqueChamp magnétique (statique + ELF)nanotesla (nT)
Électrique(différé en v2)
Radiofréquence (RF)Champ électrique rayonné, mesuré en volt par mètre (V/m). Tellux ne cartographie pas cette grandeur : la couche RF affiche une densité d'émetteurs pondérée par la distance, sans unité. Les valeurs en V/m présentées dans l'application proviennent exclusivement des mesures certifiées ANFR.modèle : sans unité · mesures : volt par mètre (V/m)
IonisantGamma ambiant + potentiel radonnSv/h + Bq/m³

Pourquoi cette partition ? L'addition scalaire de grandeurs hétérogènes (un nanotesla, un volt par mètre, un nanosievert par heure) n'a pas de signification physique directe (Doc 1 §2.3). Chaque domaine relève d'une physique distincte et d'effets biologiques candidats distincts. L'Indice Expert du mode Expertise (nomenclature posée le 2026-09-03, brief H/ADR-064 — à ne pas confondre avec l'Indice Tellux (score unique de perturbation humaine depuis ADR-064) au clic carte) est explicitement qualifié de convention calculatoire sans signification sanitaire (Doc 1 §4.4).

3. Domaine magnétique — composante statique (Doc 1 §3.1)

Ce qui est certain

Ce qui est modélisé

Tellux calcule le champ magnétique statique comme la somme de trois contributions (Doc 1 §3.1) :

  1. IGRF-14 — le champ produit par le noyau terrestre (modèle mondial IAGA). En Corse : inclinaison 58°, déclinaison ~3,5° Est.
  2. EMAG2v3 (NOAA/NCEI ; Meyer, Saltus & Chulliat 2017, DOI 10.7289/V5H70CVX) — les anomalies crustales, variations locales dues à la composition magnétique des roches. C'est la source unique de ce terme : le calcul interpole, par pondération inverse à la distance, une grille de 1925 points extraite le 2026-09-19 à la résolution native du produit (2 minutes d'arc, ≈3,7 km), couvrant la Corse — grille figée, embarquée, sans appel au service NOAA au moment du calcul. La valeur est produite à l'altitude de référence du produit (4 km au-dessus du géoïde) : elle n'est pas continuée jusqu'au sol, une anomalie locale forte et réelle au sol y apparaît atténuée, jamais à son intensité véritable. Historique : jusqu'à la bascule du 2026-09-19 (Temps 2), ce terme utilisait une grille interne de 24 points dérivée du modèle LCS1 (Olsen et al. 2017) — provenance indéterminée dans ce dépôt (commit unique du 2026-03-30, jamais recalculée), statistiquement non corrélée à EMAG2v3 (r=0,05 sur 236 points de mesure certifiés, 89,4% de changements de signe). Remplacée pour cette raison de traçabilité — pas parce que l'exactitude relative de l'une ou l'autre aurait été démontrée. L'ancienne grille reste dans le code source, inerte, comme trace de ce qui a été affiché entre le 2026-03-30 et cette bascule.
  3. B_susceptibilité_locale — correction dérivée des cartes BRGM 1/50 000 et des données de Gattacceca et al. 2004.

Ce qui est affiché en contexte

Limite : Résolution IGRF (~50 km au sol, ±50-100 nT), résolution EMAG2v3 (3,7 km, ne capte pas les anomalies <5 km) (Doc 1 §5.2).

Anomalies locales fortes — sous la résolution du modèle : la grille d'anomalie crustale utilisée (EMAG2v3, 1925 points sur la Corse, résolution native 2 minutes d'arc) ne résout que les tendances régionales, à l'altitude de référence du produit (4 km) — elle n'est ni continuée au sol, ni conçue pour capter un corps magnétique de taille kilométrique ou infra-kilométrique. Un corps magnétique de taille kilométrique ou infra-kilométrique n'y apparaît pas. Deux cas concrets dans le Cap Corse, distincts et à ne pas confondre. Le massif de péridotites du Monte Maggiore (~4 km², extrémité nord du cap) : les péridotites y sont peu serpentinisées, la magnétite se concentrant au contact chevauchant basal et le long des zones de fracture ; aucune exploitation minière n'y est documentée, et l'extension du corps a été modélisée jusqu'à 428 m sous le niveau de la mer par levé magnétique sol + drone (Pastore et al., EGU General Assembly 2024, résumé EGU24-18236). Une trentaine de kilomètres plus au sud, la mine de fer de Farinole — site séparé — exploitait dès le XIXe siècle un filon de magnétite dans la serpentinite (Lacroix, Minéralogie de la France, 1893). L'anomalie magnétique locale attendue sur de tels corps n'est pas quantifiée par une source publique accessible à ce jour ; le modèle Tellux y indique une valeur d'ordre régional, sans ce pic local. De telles anomalies, documentées mais non mesurées sur le terrain, sont signalées comme repères qualitatifs sur la couche « Anomalies de référence » de la carte.

Échelle de lecture — anomalies comparables : le fond géomagnétique corse (IGRF-14) se situe entre 46 150 et 47 200 nT selon la localisation dans l'île. À titre de comparaison mondiale, l'anomalie de Koursk (Russie), formation ferrifère rubanée, atteint +3 000 nT (Krutikhovskaya et al., levé sol dédié) — l'une des plus fortes anomalies crustales positives documentées, déjà utilisée comme référence sur la couche « Anomalies de référence » de la carte. Deux anomalies méditerranéennes de la même famille géologique (ophiolites, intrusions denses), de moindre amplitude mais sans valeur chiffrée publiée : au large de l'île d'Elbe (Toscane, Italie — à ne pas confondre avec la Corse), un levé aéromagnétique associe les anomalies de forte amplitude et courte longueur d'onde à des corps ophiolitiques organisés en deux ceintures distinctes (Cassano et al. 2001, Ofioliti 26(2a):153-160) ; en mer Catalane (Espagne — à ne pas confondre avec la Corse), le projet BRGM/OROGEN, à partir d'une campagne aéroportée CGG de 1965 numérisée, documente « une anomalie positive très marquée », attribuée par modélisation à une intrusion magmatique gabbroïque ou à un sous-placage crustal. Ni l'une ni l'autre de ces deux sources ne publie de valeur en nT accessible : elles servent ici de repère qualitatif — pas de valeur quantifiée — au même titre que le traitement réservé au Monte Maggiore ci-dessus. Précision distincte, à ne pas laisser dans l'implicite : contrairement au Monte Maggiore, qui figure comme point sur la couche « Anomalies de référence » de la carte, l'île d'Elbe et la mer Catalane ne sont pas cartographiées dans Tellux — elles ne sont citées que dans ce texte, comme échelle de lecture comparative, jamais comme donnée intégrée au modèle ni à la carte.

Pourquoi le modèle ne capte pas ces pics — et pourquoi densifier la grille ne réglerait rien : LCS1 (Olsen et al. 2017, Geophysical Journal International 211(3):1461-1477, harmoniques sphériques degré 16 à 185, données satellite CHAMP/Swarm), le modèle académique dont s'inspirait l'ancienne grille de Tellux (retirée depuis le 2026-09-19, cf. plus haut), ne résout de façon cohérente que les longueurs d'onde horizontales à partir d'environ 250 km. La grille actuelle (EMAG2v3, résolution native 2 minutes d'arc) résout plus fin en principe, mais reste, comme tout produit continué à une altitude constante, incapable de restituer un corps magnétique de taille kilométrique à son intensité réelle au sol. Calcul fait pour illustrer l'écart, sur la grille actuelle : au Monte Maggiore, l'interpolation IDW donne −66,69 nT, contre l'ordre de 3 000 nT documenté par la source primaire pour l'anomalie réelle — un désaccord qui n'est pas qu'une question d'amplitude, le signe lui-même diverge. Contrôle indépendant de la Corse, au Kursk : ce même service y renvoie 208,58 nT là où le levé sol cité documente +3 000 nT — un facteur d'atténuation d'environ 14 (même sens cette fois), illustrant la même limite structurelle de continuation à altitude constante. Densifier la grille avec la valeur ponctuelle de la littérature a été examiné et écarté : une grille interpolée par IDW étale une valeur locale forte sur plusieurs kilomètres (faux plateau), une structure de données inadaptée à une anomalie dipolaire de taille kilométrique, et biaiserait par ricochet les points voisins. Conséquence à ne pas perdre de vue : tout affichage Tellux qui restitue cette grille en valeur brute — la ligne « anomalie crustale » du détail technique du popup au clic, la jauge crustale, le panneau « Anomalies de référence » — hérite de cette même limite de résolution et d'altitude. Aucun score public ne lit cette grille aujourd'hui (ADR-064).

Dette retirée (2026-09-19) : ce paragraphe citait jusqu'ici « IDW à Monte Maggiore ≈ +23 nT » et un facteur d'atténuation « ~130 », introduits le 2026-09-03 (brief R) sur la base d'un diagnostic privé du 2026-08-29 jamais consigné au registre. Ce chiffre ne se reproduit pas : recalculé avec la fonction et la grille de l'époque (LCS1_GRID, retirée depuis mais inchangée depuis sa création), à la coordonnée officielle du site (43,00687/9,35756, INPG CSC0038), le résultat est +6,35 nT, pas +23. L'origine du +23 n'a pas été retrouvée et n'a pas été recherchée davantage — la grille qui le portait est de toute façon retirée par cette même bascule. Retiré, pas re-dérivé.

4. Domaine magnétique — composante ELF anthropique (50 Hz) (Doc 1 §3.2)

Ce qui est certain

Ce qui est modélisé

Tellux calcule le champ ELF à partir de la géométrie des lignes HTA (EDF SEI Corse) et d'un courant estimé, en utilisant la loi de Biot-Savart segmentée (Doc 1 §3.2). En Corse, EDF SEI est l'opérateur unique du réseau électrique, pour le transport (HTB) comme pour la distribution (HTA-BT) — ni Enedis ni RTE n'y interviennent. Le réseau de transport HTB (environ 780 km de lignes 90 kV) n'est pas modélisé à ce jour : limite de couverture connue, pas une absence de réseau. Les quatre types de sources modélisées (lignes HTA/BT, postes sources EDF, éoliennes, sites de production électrique) sont détaillés dans la section Sources ELF — réseau électrique de la page Méthode.

Limite : Les courants HTA réels ne sont pas publiés en temps réel par EDF SEI. Le modèle utilise des charges nominales avec une incertitude estimée à ±50 % (Doc 1 §5.2). Un relevé terrain avec gaussmètre peut diverger significativement du modèle.

Composante BT : la contribution basse tension est un schéma éditorial à 3 paliers (70, 115, 180 nT plafond) calé sur les terciles réels de densité de segments BT locale, à l'intérieur d'une fourchette instruite de 50 à 200 nT (ambiant de zone). Ce n'est pas une calibration statistique : la fonction qui relie la densité de segments à une intensité en nT est un choix éditorial, pas une régression sur mesure. Relecture externe non encore sollicitée sur ce point.

5. Domaine radiofréquence (RF, antennes) (Doc 1 §3.3)

Ce qui est certain

Ce qui est modélisé

Tellux calcule le champ RF à partir des données déclarées par les opérateurs (ANFR Cartoradio, 1 030 positions × opérateur en Corse — regroupement Tellux ; 976 supports ANFR en Corse, structures physiques, export national ANFR du 31 mai 2026, extraction ponctuelle non rafraîchie automatiquement) et d'un modèle de propagation en espace libre (équation de Friis simplifiée), sans correction liée au terrain — ni relief, ni diffraction par obstacle, ni bâti. Une seule correction physique s'y ajoute, et elle est conditionnelle (Doc 1 §3.3) :

Correctif au 2026-09-07 : cette liste annonçait jusqu'ici deux corrections supplémentaires — ITU-R P.452 (propagation point à point) et ITU-R P.526 (diffraction par obstacles). Ni l'une ni l'autre n'est implémentée ; recherche faite dans le code de l'application, aucune occurrence. Le modèle RF est un champ libre, et la limite « pas d'atténuation par bâti modélisée » listée plus bas en découle directement.

Source végétation utilisée : BD Forêt V2 IGN (foret_dense_corse.geojson, 5 676 polygones, ~28,5 % de la surface de la Corse) — source vectorielle locale, non un raster mondial. Le modèle d'atténuation utilisé est la version P.833-6 (2007) — version obsolète, en attente de migration vers P.833-10 (Doc 1 §3.3).

Calibration du modèle RF

Le modèle RF est calibré sur des mesures certifiées extérieures (cartoradio_certified_corse.json, points conformes en environnement extérieur public). Un facteur multiplicatif k est dérivé une fois au démarrage comme la médiane du ratio mesuré/prédit, sur 21 mesures extérieures éligibles (sur 30 dans le pool de calibration, lui-même extrait d'un corpus de 236 fiches — voir les trois quantités ci-dessous). Relevé au 2026-09-07 : k ≈ 0,361, dispersion du ratio (écart interquartile) [0,183 ; 0,499] — pas un intervalle de confiance. Ces deux nombres sont un relevé daté, pas la valeur courante : k est recalculé à chaque démarrage de l'application, et aucune surface n'affiche aujourd'hui la valeur effectivement obtenue. Si le pool des 21 mesures change, la valeur change sans que cette page en soit avertie. Ce facteur est une constante figée au démarrage, pas un terme recalculé point par point — il multiplie uniformément le champ prédit partout sur le territoire. Ce que k absorbe sans le distinguer : il est dérivé en comparant les mesures à un champ prédit sans atténuation par la végétation. Une mesure prise sous couvert forestier porte donc une atténuation réelle qui se retrouve fondue dans k et appliquée uniformément partout, y compris hors forêt. C'est aussi pourquoi activer l'atténuation décrite plus haut ne peut pas se faire sans re-dériver k : les deux corrigeraient en partie la même chose. Le détail des sources est dans la section Sources RF et végétation de la page Méthode.

Limites (Doc 1 §5.2)

6. Domaine ionisant — gamma ambiant (Doc 1 §3.4)

Ce qui est certain

Ce qui est modélisé

État au 2026-09-07 — un calcul sans surface publique. La dose gamma est calculée, mais plus affichée nulle part : son rendu a été retiré du popup de la carte le 1er septembre 2026, et la ligne correspondante du panneau « Mon lieu » avec lui. Aucune couche ne la représente. Ce qui subsiste : elle pèse pour 0,2 dans l'Indice Expert du mode Expertise (voir §8), et elle figure dans l'export CSV expert. Motif du retrait : l'application carte devient strictement électromagnétique non ionisante — une décision de périmètre. Ce n'est pas un abandon du calcul. Aucune autre page ne reprend aujourd'hui l'affichage de la dose gamma : elle n'a donc plus de surface publique, nulle part.

La dose gamma ambiante est décomposée en deux contributions (Doc 1 §3.4) :

Composante cosmique

Formule en production depuis juillet 2026 (Doc 1 §3.4.1) :

Dose_cosmique (nSv/h) = 41,945261 × exp(altitude_m / 1862,095) − 0,004973 × altitude_m

Cette formule est un fit analytique calé sur une grille de simulation Monte-Carlo PARMA/EXPACS (Sato 2015), pour la latitude corse (42,2°N) et une moyenne de cycle solaire.

La variation de la dose cosmique avec l'altitude n'entre pas dans le périmètre de la relecture externe : le relecteur consulté sur le volet terrestre a indiqué ne pas avoir traité ce sujet et a suggéré d'en signaler la limite. L'estimation en altitude est donc à considérer avec prudence.

Composante terrestre (Doc 1 §3.4.2)

Dose_terrestre (nGy/h) = 12,0 × K + 4,8 × U + 2,2 × Th
Dose_terrestre (nSv/h)  = Dose_terrestre (nGy/h) × 1,2

où K (potassium) est en %, U (uranium) et Th (thorium) en ppm. Coefficients issus du cœur de la formule NCRP 94 (lignage Beck et al. 1972, Tzortzis et al. 2003), tels que publiés par Verdoya et al. 2009, Applied Radiation and Isotopes 67(5):964-968.

Ce que le modèle évalue réellement, et qui n'est pas cette formule à l'exécution : Tellux ne recalcule pas cette somme point par point. Les doses ont été pré-calculées une fois par lithotype, à partir des concentrations U/Th/K de Verdoya et al. 1998 (Tectonophysics 291:63-75, Table 1, batholite varisque corse), puis inscrites dans une table que le code consulte. Le choix est délibéré : la provenance de chaque valeur reste lisible par lithotype, et l'arithmétique a été vérifiée hors ligne. La formule ci-dessus décrit donc comment ces valeurs ont été obtenues, pas une opération effectuée à chaque clic.

Correctif au 2026-09-07 : cette page publiait jusqu'ici Dose_terrestre (nSv/h) ≈ 13·U + 5,4·Th + 42·K, attribuée à UNSCEAR 2000. Ce jeu de coefficients est erroné — le projet l'avait établi en juillet 2026 — et l'unité annoncée l'était aussi. Il avait déjà été corrigé en août, puis est réapparu lors d'une réécriture de cette page ; le mécanisme de cette récidive est consigné au registre technique.

Lithologies corses pertinentes (Doc 1 §3.4.2) :

Où en est le verrou : le verrou NCRP-001 porte sur la structure de la formule NCRP 94, et il reste intact — elle n'est pas re-dérivée en interne. Ce qui a été déverrouillé, en août 2026, est l'ancrage des entrées : coefficients et concentrations par lithotype, repris de travaux publiés et adoptés sur dossier documenté (ADR-052), puis déployés le 6 août 2026. Correctif au 2026-09-09 : cette page affirmait depuis le 2026-09-07 que « la relecture a eu lieu » — exact, mais non borné : la phrase ne précisait pas ce qui avait été relu. M. Verdoya (DISTAV, Università di Genova) a relu et recommandé les coefficients de Verdoya et al. 2009, et confirmé la cohérence de l'estimation granitique (ci-dessus) avec les stations Téléray de l'ASNR. L'extrapolation vers les schistes, le comportement en altitude et l'implémentation déployée n'entrent pas dans le périmètre de cette relecture. Ce qui subsiste comme limite n'est donc pas l'attente d'un avis : c'est la couverture lithologique décrite ci-dessus, dont les schistes n'ont jamais été soumis à relecture externe.

7. Domaine ionisant — radon (Doc 1 §3.4.5)

Ce qui est certain

Ce qui est modélisé

État au 2026-09-07 — retiré de la carte, mais toujours public ailleurs. Le potentiel radon a quitté l'application carte : couches « Radon » et « Dépôts radon ERP » retirées le 20 août 2026, puis le bloc du popup et la ligne du panneau « Mon lieu » le 2 septembre 2026. Il reste en revanche affiché sur la page Radon, qui porte la carte du potentiel communal et le zonage réglementaire. C'est la différence avec le gamma ci-dessus, qui n'a plus aucune surface publique. Seconde différence, vérifiée avant le retrait : le radon n'a jamais alimenté l'Indice Expert — aucun poids, aucune borne. Correctif au 2026-09-07 : ce paragraphe affirmait que « Tellux affiche la catégorie communale » sans dire où ; ce n'est plus l'application carte depuis le 2 septembre, c'est la page Radon.

Ce qui reste calculé : la catégorie communale selon l'arrêté du 27 juin 2018 (IRSN/ASNR), qui classe les communes en zones 1 à 3 (Doc 1 §3.4.5). En Corse, la majorité des communes sont en catégorie 3 (potentiel élevé) en raison du substrat granitique varisque.

Limites : La cartographie est à l'échelle communale, ne reflète pas la variabilité intra-communale. La concentration réelle dépend du bâtiment et de la ventilation.

Ce qui est en cours de validation

8. Mode Expertise — Indice Expert (Doc 1 §4)

Le mode Expertise propose un Indice Expert adimensionnel pour comparer la composition du paysage électromagnétique entre zones corses. L'indice est une convention calculatoire, sans signification physique ni sanitaire directe (Doc 1 §4.1).

Formule générale :

indice_composite = w_M · normalize(ELF_nT, bornes_ELF)
                 + w_RF · normalize(RF_densite_ponderee, bornes_RF)
                 + w_I · normalize(gamma_nSv/h, bornes_GAMMA)

Pondérations par défaut (Doc 1 §4.2) — zone gelée GELÉ-001a :

w_M  = 0,4   (ELF 50 Hz anthropique)
w_RF = 0,4   (radiofréquence)
w_I  = 0,2   (gamma ambiant)

Bornes de normalisation (Doc 1 §4.3) — zone gelée GELÉ-001b :

ELF        : [0, 1 000] nT
RF         : [0, 1 500]  (sans unité — densité d'émetteurs pondérée, cf. §2)
GAMMA      : [50, 250] nSv/h

Justification des pondérations (Doc 1 §4.2) :

Note épistémique permanente (Doc 1 §4.4) :

Indice composite conventionnel, sans signification physique ni sanitaire directe. Usage exploratoire pour comparer la composition du paysage physique entre zones. Pondérations provisoires, à valider.

9. Trois objets composites distincts (Doc 1 §4.1)

Tellux expose :

  1. Carte de densité magnétique (heatmap, publique) — visualisation du champ géomagnétique corrigé des anomalies crustales (EMAG2v3, depuis le 2026-09-19).
  2. Indice Tellux (public, par défaut) — affiché en popup au clic. Combine le champ ELF anthropique et le champ RF (deux domaines, pas les quatre) avec une formule basée sur des seuils codés en dur (min(4,round(human/100))+rfScore). Ce score est une convention d'affichage pratique, sans base épidémiologique validée. Jusqu'au 2026-09-03 (brief H, ADR-064), le popup affichait un second sous-score « Naturel » (susceptibilité géologique locale, seuil également non sourcé) — retiré : l'information sous-jacente (susceptibilité, substrat) reste affichée en popup, non scorée.
  3. Indice Expert (masqué de l'interface depuis le 2026-09-03, brief Q — nomenclature posée le même jour, brief H/ADR-064) — variante avec des pondérations fixes 0,4 / 0,4 / 0,2, dérivée de la littérature scientifique :
    • Amoon-Kheifets 2022 (Int. J. Epidemiology) — RF.
    • Brabant et al. 2022 (Environment International) — ELF.
    • Avis SCHEER 2024 (Commission européenne).
    • UNSCEAR 2012 — position sur LNT/hormèse.
    • IRSN — gamma terrestre (75-150 nSv/h).

Cet indice reste calculé et documenté, avec sa dérivation complète (Doc 1 §4.2) — le calcul et l'export ne sont pas retirés. Correctif au 2026-09-03 (brief Q) : cette phrase disait auparavant l'indice « déjà public, pas réservé, simplement moins mis en avant » — c'était vrai avant cette date, ce ne l'est plus. Son point d'entrée dans l'interface (bouton, panneau) est désormais masqué, en attente de relecture méthodologique par un physicien tiers, réactivable sans reconstruction si cette relecture est concluante.

10. Ce que Tellux ne modélise pas (Doc 1 §7)

Tellux exclut du modèle de calcul les hypothèses suivantes, sur la base d'un critère unique : absence d'argument biophysique solide ET non retenu par les évaluations officielles ICNIRP / SCHEER / ANSES (Doc 1 §7.1).

Hypothèse exclueRaison
Hartmann/Curry/Bénker (réseaux globaux)Non reproductibles, pas de mécanisme physique (Doc 1 §7.3)
Mémoire de l'eau (Benveniste)Réplications négatives (Maddox 1988, Ovelgönne 1992) (Doc 1 §7.4)
Ondes de formePas de mécanisme physique identifié (Doc 1 §7.5)
SchaubergerPas de cadre physique opérationnel (Doc 1 §7.6)
Marc Henry — eau structuréeExamen critique post-corpus (Doc 1 §7.7)
Pall 2013 — VGCC pour expositions résidentiellesArgument biophysique sub-kT, non retenu par ICNIRP (Doc 1 §7.2)
Champs électriques statiquesNon modélisables à l'échelle territoriale
Streaming potentialDonnées ouvertes insuffisantes
Appareils domestiques (wifi, micro-ondes)Hors périmètre territorial
Effets biologiquesTellux modélise des champs physiques, pas leur impact sur la santé

Ce qui est NON exclu mais documenté avec niveau de preuve faible (Doc 1 §7.9) :

Pour aller plus loin