Document de référence — version v1 — 2026
En une phrase : Tellux distingue toujours ce qui est mesuré, ce qui est modélisé, et ce qui est hypothétique. Toutes les sources, les limites et les incertitudes sont documentées.
Rappel de la position épistémique : Tellux s'est donné trois règles (refus symétrique de l'alarmisme et de la trivialisation, position C documentée UNSCEAR 2012, distinction systématique des niveaux d'inférence) et écarte trois formulations (« deux réalités différentes », « les mesures ne s'additionnent pas », « naturel = bénin »). La présentation complète est dans la page Cadre scientifique.
| Incertitude | Impact | Mitigation |
|---|---|---|
| Courants HTA estimés à ±50 % | Le modèle ELF peut diverger des mesures terrain. | Documenté dans les infobulles. |
| Grille interne du champ principal : 54 points à 0,25° (≈ 28 × 21 km) ; anomalie crustale (EMAG2v3, depuis le 2026-09-19) : 1925 points à 2 minutes d'arc, altitude de référence 4 km | Les anomalies crustales <5 km sont lissées ; valeur non continuée au sol. | Documenté en transparence. |
| Modèle RF en espace libre (Friis simplifié) | Ignore les réflexions et diffractions. | Acceptable pour un comparatif territorial. |
| 239 fiches ANFR/Cartoradio disponibles pour la Corse (117 sites distincts), dont 150 servent aux analyses du modèle et 21 le calibrent | 21 points de calibration pour toute l'île : couverture spatiale insuffisante pour une validation locale. Corpus étendu le 2026-09-02, mais sans aucune mesure postérieure à mars 2024 dans le lot ajouté. | Appel à contributions citoyennes. |
| Pas de campagne spectrogamma BRGM dédiée Corse | Les concentrations U/Th/K reposent sur analogues régionaux. | Dette technique RADIO-AERO-001. |
| Absence de correction troposphérique | Erreur de quelques dB en conditions de ducting. | Mentionnée dans la méthode. |
| Indice Tellux affiché sur une échelle 0-5, incertitude non dérivée | Cumul des incertitudes. | Le modèle est un comparatif relatif. |
Le champ ELF anthropique (50 Hz) est calculé à partir de quatre types de sources, toutes en nanotesla (nT). Ces quatre sources sont exclusivement ELF — aucune ne contribue au calcul RF (régimes physiques distincts, champ proche vs champ lointain rayonné).
Géométrie des lignes HTA (moyenne tension) issue des données EDF SEI — opérateur unique du réseau électrique corse, pour le transport (HTB) comme pour la distribution (HTA-BT). Pour la HTA, le champ est calculé par la loi de Biot-Savart segmentée, appliquée aux conducteurs filamentaires ; les courants utilisés sont des charges nominales, avec une incertitude estimée à ±50 % (les courants réels ne sont pas publiés en temps réel). Le réseau de transport HTB (environ 780 km de lignes 90 kV en Corse) n'est pas modélisé à ce jour : limite de couverture, pas une absence de réseau.
Pour la BT (basse tension), le calcul par ligne segmentée a été abandonné : sa physique, calibrée sur la géométrie d'un pylône HTA (conducteurs espacés de 1 à 3 m), ne convient pas au câble BT torsadé (conducteurs espacés de quelques centimètres) — écart constaté de ×57 à ×210 selon la zone. Le terme BT est aujourd'hui un forfait par paliers fondé sur la densité de segments BT à proximité (0, 70, 115 ou 180 nT selon la densité observée), que le modèle qualifie lui-même de choix éditorial à l'intérieur d'une fourchette instruite (50-200 nT) — pas une calibration statistique.
Modélisés comme sources ponctuelles, plafonnées à ~50 µT à 10 m (soit 50 000 nT), avec une décroissance en 1/d³. Cette contribution est localisée à proximité immédiate des postes et décroît rapidement avec la distance. En pratique, sur les mesures certifiées disponibles, elle reste quasiment nulle : 6 nT au total sur 3 des 236 points — aucun point mesuré n'étant assez proche d'un poste source pour engager ce plafond.
Contribution locale à la base du mât, plafonnée à ~2 µT à 10 m (soit 2 000 nT) pour une machine de 2 MW, avec une décroissance en 1/d². Les parcs éoliens insulaires (données EDF SEI) sont bien intégrés au modèle ; en pratique, cette composante ne s'est déclenchée sur aucun des 236 points certifiés — aucune mesure n'étant assez proche d'une éolienne pour engager ce terme.
33 sites recensés (hydraulique, diesel, turbines à combustion, biogaz, interconnexions — hors éolien, comptabilisé séparément ci-dessus pour éviter un double compte). Modélisés comme sources ponctuelles, courant équivalent estimé à partir de la puissance (I ∝ √P), avec une décroissance en 1/d (plafonné à 400 nT par site). Seuls les sites de puissance ≥0,5 MW contribuent.
Limite sur cette composante : la loi de décroissance retenue ici (1/d) est plus lente que ce qu'une source compacte dicterait géométriquement. La direction de l'écart est établie ; son exposant ne l'est pas. Les valeurs produites pour cette composante sont donc à considérer comme majorantes plutôt que centrales sur ce terme. À titre de comparaison, les postes sources décrits plus haut utilisent une décroissance en 1/d³, cohérente avec leur géométrie compacte.
Note sur le régime physique : Ces quatre sources relèvent du champ proche magnétique (50 Hz). Elles sont calculées en nanotesla (nT) et affichées séparément dans le domaine ELF. Le domaine RF (antennes, faisceaux hertziens) relève d'un régime physique distinct (champ lointain rayonné) ; depuis le 2026-09-20, la couche RF du modèle ne porte plus d'unité (densité d'émetteurs pondérée, §8) — seules les mesures certifiées ANFR affichées sur la carte sont exprimées en V/m. Les deux domaines (ELF et RF) ne sont jamais additionnés dans l'affichage public.
Tellux documente les variations temporelles du champ géomagnétique et des basses fréquences, sans les intégrer au score principal (Doc 2 §1.2 axe C, Doc 2 §6.1) :
Ces variations sont affichées dans des onglets dédiés (ex. « Dix mille ans de champ géomagnétique » dans la section Culture scientifique) et peuvent être activées en mode Expertise.
Tellux a formalisé 17 hypothèses scientifiques (Pilier A) qui guident le programme de recherche. Chaque hypothèse répond à cinq critères d'inclusion (Doc 2 §3.1) : formulation testable, variables mesurables, protocole identifiable, ancrage peer-reviewed, pertinence Corse.
Extraits représentatifs :
S1 — Coïncidence anomalies géomagnétiques × sites anciens (Doc 2 §3.3). Les zones d'anomalie géomagnétique d'origine naturelle (EMAG2v3 + susceptibilité locale) coïncident-elles avec les sites patrimoniaux anciens plus fréquemment que ne le prédit un modèle nul ?
S3 — Courants telluriques aux convergences faille × hydrographie (Doc 2 §3.3). Les zones de convergence entre failles actives BRGM et réseau hydrographique présentent-elles un Δ du champ magnétique statique ou sub-1 Hz statistiquement supérieur à celui de zones de référence géologiquement comparables ?
S8 — Réponse adaptative ionisante et populations corses isolées (Doc 2 §3.3). Les populations corses isolées génétiquement, vivant sur substrat varisque à exposition radon chronique catégorie 3, présentent-elles une signature transcriptomique enrichie en gènes de réponse adaptative à l'ionisant ?
S13 — Atténuation RF en forêt laricio corse comme site modèle shinrin-yoku (Doc 2 §3.3). Les forêts de pin laricio corse présentent-elles une atténuation RF mesurée conforme aux prédictions ITU-R P.833, et constituent-elles des sites candidats pour des études shinrin-yoku isolant la variable EM ?
S17 — Validation/réfutation des « zones de stress géobio » par paramètres physiques mesurables (Doc 2 §3.3). Les zones identifiées par des praticiens géobiologiques comme « perturbées » ne présenteront pas, dans leur ensemble, de paramètres physiques mesurables statistiquement différents des zones « non perturbées » sous protocole double aveugle.
Statut : S1, S2, S4, S5, S9, S11, S12, S14 sont testables immédiatement (Doc 2 §3.3). Les autres nécessitent des partenariats ou des campagnes de mesure spécifiques.
Tellux documente 13 tensions scientifiques ouvertes (T1 à T13). Une tension désigne un état du savoir où plusieurs positions, scientifiquement défendables et appuyées par de la littérature peer-reviewed, coexistent sans résolution canonique.
T1 — Effets EM non thermiques : existence versus inexistence opératoire aux expositions ambiantes. Pôle A : études documentant des effets biologiques à intensités inférieures aux seuils thermiques (Yakymenko 2016, Sherrard 2018, Xu 2021). Pôle B : ICNIRP 2020, SCHEER 2024, méta-analyses Amoon-Kheifets 2022 (OR 1,01). Position Tellux : effets biologiques non thermiques réels à certaines intensités, effets sanitaires populationnels d'amplitude inférieure aux craintes initiales.
T3 — Magnétoréception humaine : documentée versus non démontrée. Pôle A : Wang 2019 eNeuro (34 sujets), Chae 2022 Sci Rep (cryptochrome). Pôle B : aucune réplication inter-laboratoires indépendante complète ; Bartos 2023 critique de la lecture maximaliste. Position Tellux : sensibilité mesurable mais rare, substrat partiellement caractérisé, conditionnel explicite obligatoire.
T6 — VGCC comme cible EM : Pall versus critiques biophysiques. Pôle A : Pall 2013. Pôle B : forces sub-kT au voltage-sensor à intensités ambiantes (Foster 2022). Position Tellux : mécanisme plausible à inscrire dans AOP, mais exclu du modèle de calcul Tellux pour les expositions résidentielles (Doc 1 §7.2).
T9 — UNSCEAR 2012 — position C. La LNT reste valide comme cadre réglementaire de précaution ; la biologie aux basses doses peut localement dévier de la linéarité (adaptive response, bystander). Position Tellux : position C stricte, ni LNT sans nuance ni caducité de LNT.
T13 — Électrohypersensibilité (EHS) : symptômes réels versus causalité directe par champ mesurable. Pôle A : cadre mécanistique Henshaw & Philips 2024. Pôle B : Rubin 2010 (46 études : symptômes non prédits par l'exposition mesurée), Ledent 2025. Position Tellux : symptômes réels et invalidants reconnus ; lien causal direct par champ mesurable non établi en double aveugle ; refus de qualification individuelle.
| Source | Description | Résolution / Précision |
|---|---|---|
| IGRF-14 (IAGA/NOAA) | Champ géomagnétique de référence (2025-2030) | ±50-100 nT, résolution ~50 km |
| EMAG2v3 (NOAA/NCEI ; Meyer, Saltus & Chulliat 2017, DOI 10.7289/V5H70CVX) | Anomalies crustales — source unique du calcul depuis le 2026-09-19 ; grille embarquée, extraite le 2026-09-19, altitude de référence 4 km (non continuée au sol) | 2 arc-min natif (~3,7 km), 1925 points sur la Corse |
| Grille interne (dérivée de LCS1, retirée) | Anomalies crustales — ancienne source, sans lecteur depuis le 2026-09-19 ; conservée inerte dans le code | ~0,3° lat × 0,5° lon (24 points sur la Corse) |
| INTERMAGNET | Magnétomètres temps réel (DUR, EBR, CLF) | Variable |
| Dst / Kp (NOAA SWPC ; Dst d'origine Kyoto WDC) | Indices de tempête géomagnétique | 1 heure |
Note sur l'anomalie crustale : le terme crustal du calcul provient, depuis le 2026-09-19, d'une grille EMAG2v3 embarquée de 1925 points (NOAA/NCEI ; Meyer, Saltus & Chulliat 2017, DOI 10.7289/V5H70CVX), extraite le 2026-09-19 à sa résolution native (2 minutes d'arc). C'est sa source unique : elle est interpolée à chaque point, sans condition, sans appel réseau au moment du calcul. Valeur à l'altitude de référence du produit (4 km au-dessus du géoïde) — non continuée jusqu'au sol. Jusqu'à cette date, ce terme provenait d'une grille interne de 24 points dérivée du modèle LCS1 — provenance indéterminée, non corrélée à EMAG2v3 (r=0,05 sur 236 points certifiés, 89,4% de changements de signe) ; retirée, conservée inerte dans le code.
Résolution — anomalies locales : la grille EMAG2v3 utilisée (2 arc-min natif, altitude de référence 4 km, non continuée au sol) ne résout pas un corps magnétique de taille kilométrique. Deux cas concrets en Corse, distincts et à ne pas confondre : le massif de péridotites du Monte Maggiore (~4 km², extrémité nord du Cap Corse), peu serpentinisé — la magnétite s'y concentre au contact chevauchant basal et le long des zones de fracture, sans exploitation minière documentée —, dont l'extension a été modélisée jusqu'à 428 m sous le niveau de la mer par levé magnétique sol + drone (Pastore et al., EGU 2024, résumé EGU24-18236) ; et, une trentaine de kilomètres plus au sud, la mine de fer de Farinole, site séparé, filon de magnétite dans la serpentinite exploité dès le XIXe siècle (Lacroix 1893). L'anomalie magnétique locale attendue sur de tels corps n'est pas quantifiée par une source publique accessible à ce jour ; elle reste de toute façon sous la résolution du modèle et n'entre pas dans le calcul. Ces anomalies sont signalées comme repères qualitatifs sur la couche « Anomalies de référence » de la carte, en attente d'un relevé de terrain.
Échelle de lecture — anomalies comparables : fond géomagnétique corse (IGRF-14) : 46 150–47 200 nT selon la localisation. Référence mondiale haute, valeur sourcée déjà utilisée par la couche « Anomalies de référence » : Koursk (Russie), formation ferrifère rubanée, +3 000 nT (Krutikhovskaya et al., levé sol dédié). Deux anomalies méditerranéennes de même famille géologique, documentées mais sans valeur nT publiée — île d'Elbe (Toscane, Italie ; Cassano et al. 2001, Ofioliti 26(2a):153-160 — anomalies fortes de courte longueur d'onde associées à des corps ophiolitiques, deux ceintures distinctes) et mer Catalane (Espagne ; BRGM/OROGEN, campagne aéroportée CGG 1965 numérisée — « anomalie positive très marquée », intrusion gabbroïque ou sous-placage crustal modélisés). Quatre localisations distinctes, à ne pas confondre : Monte Maggiore (Corse), Elbe (Toscane), Catalane (Espagne), Koursk (Russie). Sans valeur nT publiée pour Elbe/Catalane, aucun chiffre n'est avancé pour ces deux sites — même règle que pour Monte Maggiore ci-dessus. Elbe et Catalane ne sont pas cartographiées dans Tellux (contrairement à Monte Maggiore, point de la couche « Anomalies de référence ») : citées ici uniquement comme échelle de lecture comparative.
Pourquoi la grille ne capte pas ces pics : LCS1 (Olsen et al. 2017, Geophysical Journal International 211(3):1461-1477, harmoniques sphériques degré 16-185, CHAMP/Swarm), modèle dont s'inspirait l'ancienne grille interne (retirée depuis le 2026-09-19), résout au mieux ~250 km de longueur d'onde. La grille actuelle (EMAG2v3, 2 arc-min natif) résout plus fin en principe, mais reste, continuée à une altitude constante (4 km), incapable de restituer un corps kilométrique à son intensité réelle au sol. Calcul fait sur la grille actuelle : IDW au Monte Maggiore = −66,69 nT, contre ~3 000 nT documentés pour l'anomalie réelle — un désaccord de signe, pas seulement d'amplitude. Contrôle indépendant au Kursk : ce service y renvoie 208,58 nT contre les +3 000 nT documentés — facteur ~14, même sens cette fois, même limite structurelle de continuation à altitude constante. Densification examinée et écartée : une grille IDW étale une valeur locale forte sur plusieurs km (faux plateau), structure inadaptée à une anomalie dipolaire kilométrique, avec effet de bord sur les points voisins. Conséquence : tout affichage Tellux qui restitue cette grille en valeur brute (ligne « anomalie crustale » du détail technique au clic, jauge crustale, panneau « Anomalies de référence ») hérite de cette limite. Aucun score public ne lit cette grille aujourd'hui (ADR-064).
Dette retirée (2026-09-19) : ce paragraphe citait jusqu'ici « IDW au Monte Maggiore ≈ +23 nT » et un facteur ~130, sourcés à un diagnostic privé du 2026-08-29 jamais consigné. Ce chiffre ne se reproduit pas (recalcul à la coordonnée officielle du site avec la grille et la fonction de l'époque : +6,35 nT). Origine du +23 introuvable, non recherchée davantage — la grille qui le portait est retirée par cette même bascule. Retiré, pas re-dérivé — détail complet dans cadre-scientifique.html #magnetique-statique.
| Source | Description | Utilisation |
|---|---|---|
| ANFR Cartoradio | Puissance et position des antennes (1 030 positions × opérateur en Corse, extraction CartoRadio du ~24 avril 2026 — regroupement Tellux) ; 976 supports ANFR en Corse (structures physiques, export national ANFR du 31 mai 2026 — extraction ponctuelle, non rafraîchie automatiquement) | Données déclarées par les opérateurs |
| BD Forêt V2 IGN | Forêt dense de Corse (foret_dense_corse.geojson, ~5 680 polygones) | Atténuation par végétation (ITU-R P.833-6) |
| TDF (émetteurs de radiodiffusion) | Positions et puissance apparente rayonnée (PAR) estimée par émetteur, jeu de données structuré dédié | Contribution RF par rayonnement isotrope (décroissance en 1/d²), indépendante des antennes ANFR |
| Faisceaux hertziens (proxy topographique) | 16 points topographiques (cols, crêtes) calés sur le total agrégé CartoRadio (558 FH en Corse) — pas des positions individuelles réelles | Contribution RF décroissante par paliers, nulle au-delà de 4 km d'un point |
Ce que la couche RF affiche, et ce qu'elle n'affiche pas (2026-09-20). La couche RF ne cartographie pas un champ et ne porte plus d'unité : elle affiche une densité d'émetteurs pondérée par la distance, c'est-à-dire la proximité et le nombre d'émetteurs déclarés autour du point. Confrontée à 150 mesures certifiées faites aux mêmes endroits, elle classe les lieux dans le bon sens mais faiblement (corrélation de rang 0,29) et ne prédit pas la valeur mesurée : sa médiane vaut 2,49 fois celle des mesures aux mêmes points. Le facteur d'échelle est ajusté sur 21 mesures certifiées — ajusté ne veut pas dire validé par la mesure. Les seules valeurs en V/m de l'application proviennent des mesures certifiées ANFR, jamais du modèle.
Trois comptages, trois objets différents — à ne pas confondre. 239 fiches : toutes les fiches de mesure ANFR disponibles pour la Corse (2002–2026), une par campagne. 117 sites : les lieux distincts qu'elles couvrent, une station revisitée comptant pour un seul site — c'est le nombre affiché sur la carte. 150 points : le sous-ensemble retenu pour les analyses internes du modèle (mesures conformes en extérieur public). Un chiffre ne se substitue jamais à un autre.
Faire mesurer chez soi. Le dispositif national de surveillance permet d'obtenir une mesure d'exposition gratuite, réalisée par un laboratoire accrédité. La demande doit être cosignée par un organisme habilité (commune, association agréée de protection de l'environnement, agence régionale de santé…) : un particulier ne peut pas la déposer seul. Les communes figurent parmi ces organismes — décret n° 2013-1162.
Calibration : Le modèle RF est calibré sur les mesures certifiées cartoradio_certified_corse.json (points conformes en environnement extérieur public). Le facteur multiplicatif k ≈ 0,361 est dérivé une fois au démarrage comme médiane du ratio mesuré/prédit, sur 21 mesures extérieures éligibles (sur 30 dans le pool de calibration). Dispersion du ratio : écart interquartile (IQR) [0,183 ; 0,499] — pas un intervalle de confiance. Le facteur est constant sur tout le territoire.
Note : Les points de mesure ayant servi à dériver k sont pour l'essentiel situés hors des zones urbaines denses de Corse. Le modèle ne modélise pas séparément l'atténuation par le bâti (murs, structures). Cette composante n'étant pas prise en compte, son effet serait de faire surestimer, plutôt que sous-estimer, le champ RF réel en milieu urbain dense. Cette possibilité n'est aujourd'hui ni quantifiée ni corrigée ; elle est mentionnée ici pour la transparence sur la portée réelle de la calibration.
Note : Socle ANFR partiel : couverture quasi complète en Corse-du-Sud, d'environ la moitié en Haute-Corse — comparaison à l'export national ANFR de septembre 2026.
À titre d'exemple, aucune antenne Bouygues n'apparaît dans le socle Tellux en Haute-Corse, alors que l'export ANFR de septembre 2026 en recense 598 dans ce département — une absence du socle, pas un jugement sur l'opérateur.
Sources non caractérisées — installations de Défense, d'Intérieur et de l'Aviation civile. Les installations radioélectriques relevant des ministères des Armées et de l'Intérieur (dont les réseaux de secours et de sécurité publique) et de l'Aviation civile sont exclues par construction réglementaire des données publiques de l'ANFR, pour des raisons de sécurité nationale. En Corse, cela concerne notamment des emprises militaires et des installations de surveillance maritime, ainsi que les réseaux de communication des services de secours. Leur contribution éventuelle au champ électromagnétique ambiant n'est donc pas caractérisée dans cette cartographie, et ne peut pas l'être à partir de données ouvertes. Tellux ne reconstitue pas cette information à partir de sources indirectes : une zone non couverte est signalée comme telle, jamais comblée par une estimation. Cette limite découle du cadre légal des données disponibles, non d'un choix méthodologique de Tellux.
Sites de diffusion FM/TV — présence affichée, puissance non publiée. 95 supports ANFR portant de la radio FM et/ou de la télévision numérique terrestre sont déclarés en Corse (64 portent de la FM, 54 de la TNT, 23 les deux — 268 émetteurs FM et 204 émetteurs TNT au total, répartis sur 60 emplacements distincts à moins de 500 m). Ils sont affichés sur la carte en présence seule : l’ANFR ne publie pas la puissance de ces émetteurs, et Tellux n’en estime aucune. Ils n’entrent dans aucun calcul — ni la couche « Densité d’émetteurs pondérée », ni l’Indice Tellux. Ce n’est pas une commodité : sur les 21 points de mesure certifiés qui servent à calibrer le modèle RF, la contribution des émetteurs de diffusion déjà modélisés vaut de 0 à 0,71 % du champ estimé — y compris à Calvi, où un émetteur de diffusion est colocalisé avec le point de mesure. Collecter ces puissances pour en faire une couche de champ n’aurait donc pas déplacé la carte en zone habitée ; les afficher corrige en revanche un défaut de transparence, la couche RF étant jusqu’ici strictement téléphonie alors que ces 95 sites sont déclarés et connus.
Note : La végétation est modélisée à partir de la BD Forêt V2 de l'IGN, source vectorielle locale. Ce n'est pas un raster mondial (ESA WorldCover, CORINE). Le modèle d'atténuation utilisé est le modèle simplifié historique ITU-R P.833-6 (2007) — version obsolète, en attente de migration vers P.833-10.
| Source | Description | Utilisation |
|---|---|---|
| IRSN | Carte des débits de dose gamma | Modèle régional |
| ASNR | Zonage radon (arrêté 2018) | Classement communal (1-3) |
| BRGM | Géologie, cavités, failles (InfoTerre) | Contexte géologique |
| Puccini et al. 2014 | Spectrogamma in situ HPGe, 210 affleurements Corse-Sardaigne | Calibration granitoïdes varisques |
Référence Puccini et al. 2014 : Radiological characterization of granitoid outcrops and dimension stones of the Variscan Corsica-Sardinia Batholith, Environmental Earth Sciences 71:393-405, DOI 10.1007/s12665-013-2442-8.
Note : L'IRSN estime le débit de dose gamma terrestre naturel en Corse entre 75 et 150 nSv/h, avec des dépassements documentés sur les granitoïdes les plus radioactifs (Doc 1 §3.5).
Chaque couche affichée dans Tellux porte un statut (Doc 1 §2.4) :
| Statut | Signification | Couches concernées |
|---|---|---|
| ✅ Certifié | Donnée validée par une source officielle | Zonage radon, gamma IRSN, IGRF |
| ⚙️ Calculé | Résultat du modèle Tellux, fondé sur des données solides | RF, magnétique composite, ELF |
| ⚠️ Indicatif | Donnée issue de capteurs hétérogènes, à confirmer | Gamma citoyen (OpenRadiation) |
| ⏳ Attente | Fonctionnalité prévue mais pas encore active | Dépôts ERP, SECS |
| 🟡 Repère | Couche contextuelle, hors calcul | Géologie, failles, hydro, forêts |
| 🔵 Gelé | Donnée intégrée mais avec une limitation connue | EMAG2v3 (résolution), IGRF (gelé 5 ans) |
| Problème | Impact | Statut |
|---|---|---|
| EMAG2v3 : résolution 2 arc-min | Anomalies crustales <5 km lissées | Gelé |
| Anomalie crustale : aucune source indépendante en regard de la grille interne | Pas de comparaison possible entre le terme calculé et une mesure ou un modèle tiers | En attente |
| RF : espace libre sans correction troposphérique | Erreur de quelques dB en conditions de ducting | À améliorer |
| Conductivité du sol : P.527-6 exposé mais non consommé | Non utilisé dans le calcul RF | En attente |
| Végétation : P.833-6 (2007) obsolète | Modèle simplifié historique | Migration vers P.833-10 prévue |
| SECS : non implémenté | Pas de correction régionale des tempêtes | En attente (réseau DUR+EBR+CLF identifié) |
| Campagne spectrogamma BRGM dédiée Corse | Lacune RADIO-AERO-001 | À financer |
| Campagne magnétotellurique Corse | Lacune RADIO-MT-001 | Protocole Q défini |
| Topographie (relief) : aucun masquage/diffraction modélisé | Calcul RF en vue directe simplifiée, sans effet d'écran du relief | Non implémenté |
L'indice pondéré public (Doc 1 §4.2) s'appuie sur :
| Donnée | Fréquence | Source |
|---|---|---|
| IGRF | Tous les 5 ans (prochaine : 2030) | IUGG |
| EMAG2v3 (extraction 2026-09-19) | Gelé (champ statique, réextraction possible si une bascule future le justifie) | NOAA/NCEI |
| INTERMAGNET | Automatique, ≈3 h en pratique (planification best-effort) — au-delà de 3 h, repli sur Dst puis Kp | API GIN BGS |
| Dst/Kp | Temps réel (1h) | NOAA SWPC (Dst : Kyoto WDC) |
| ANFR | Mensuelle | Cartoradio |
| IRSN | Annuelle | IRSN |
| ASNR / BRGM | Continue | ASNR, BRGM |
Toute erreur peut être signalée via :
Les signalements sont examinés et traités aussi rapidement que possible. Le statut de chaque correction est mis à jour au fil de l'avancement.