Section 1 — Présentation du document

Ce guide est un manuel d'usage de la plateforme cartographique Tellux Corse. Il décrit comment lire la carte, comment activer et combiner les couches, comment interpréter les valeurs affichées sur un point cliqué, et comment contribuer une mesure de terrain dans un format exploitable. Il complète deux documents publics dont la nature est différente. La Démarche scientifique expose l'architecture du modèle de calcul, les formules, les pondérations et le traitement des données EMAG2v3 ; elle s'adresse aux scientifiques et aux évaluateurs institutionnels. La Méthode et limites expose la position épistémique du projet, le vocabulaire écarté et les pièges rhétoriques courants ; elle s'adresse aux associations, aux journalistes scientifiques et aux élus qui souhaitent comprendre le cadre éditorial de Tellux.

Le présent guide est centré sur l'usage concret. Il ne se substitue pas à un manuel clinique : la plateforme ne pose aucun diagnostic médical et ne préconise aucun comportement de santé. Il ne se substitue pas à une expertise réglementaire : les mesures certifiées d'exposition relèvent des protocoles ANFR pour les radiofréquences et des laboratoires accrédités pour les autres régimes physiques. Il ne se substitue pas à un cours de physique : les formules et leurs justifications sont dans la Démarche scientifique. La cible de lecture est l'utilisateur réel de la carte — agent municipal, contributeur citoyen, journaliste préparant un article, élu local, association cherchant à se documenter sur son territoire — qui veut savoir ce qu'il regarde et comment l'utiliser.

Section 2 — Lire la carte

2.1 Le panneau de couches

Le panneau gauche de l'application regroupe les couches activables par catégories. Chaque ligne est un bouton qui bascule la couche en mode actif ou inactif. Les libellés ci-dessous reprennent ceux de l'interface.

Champs EM (synthèse) — deux entrées de niveau d'agrégation maximal.

Activité humaine — sources anthropiques.

Contexte naturel et géologie — sources géologiques et environnementales.

L'activation d'une couche est non exclusive : plusieurs couches peuvent être empilées. La lisibilité commande de n'activer simultanément que les couches utiles à la question posée.

2.2 Les régimes physiques affichés

Tellux distingue quatre régimes physiques. Chaque régime est cartographié dans son unité propre, sans addition scalaire entre régimes hétérogènes (les justifications de cette partition sont dans la Démarche scientifique, section 3).

Magnétique statique — unité nanotesla (nT). Le champ géomagnétique principal IGRF-14 vaut environ 46 000 nT en Corse, avec une déclinaison de 1 à 2 degrés Est et une inclinaison de 58 degrés. La couche affiche les anomalies locales (de l'ordre de quelques centaines de nT) après soustraction du champ principal régional, à partir de la grille EMAG2v3 et de la susceptibilité lithologique BRGM. Lecture du dégradé : les zones à anomalie positive apparaissent dans une teinte chaude, les zones à anomalie négative dans une teinte froide. Une anomalie au-delà de plus ou moins 200 nT mérite d'être croisée avec la carte géologique.

Magnétique ELF 50 Hz — unité nanotesla (nT). Champ oscillant à 50 hertz produit par les lignes haute et basse tension et par la production électrique insulaire, modélisé par la loi de Biot-Savart. Repères : moins de 1 nT loin de toute source ; entre 100 et 1 000 nT à quelques mètres sous une ligne haute tension de 10 à 20 kV ; le seuil ICNIRP grand public pour l'ELF 50 Hz est à 200 000 nT (200 µT). Une zone affichée à 500 nT est donc à 0,25 % du seuil ICNIRP, ordre de grandeur à conserver en tête.

Radiofréquence — densité de puissance en microwatts par mètre carré (µW/m²), avec conversion possible en volts par mètre. Contributions modélisées : antennes 2G à 5G (base ANFR Cartoradio), faisceaux hertziens point à point, radiodiffusion TDF. Modélisation par propagation en espace libre, corrigée par les recommandations ITU-R P.452 (point à point), ITU-R P.526 (diffraction) et ITU-R P.833 (atténuation forestière). Repères : un appartement urbain exposé aux antennes de quartier reçoit typiquement entre 10 et 500 µW/m² ; le seuil ICNIRP grand public en bande GSM 900 MHz est à 4 500 000 µW/m². Une zone affichée à 1 000 µW/m² est à 0,02 % du seuil ICNIRP.

Ionisant — débit d'équivalent de dose gamma en nanosievert par heure (nSv/h), et activité radon en becquerels par mètre cube (Bq/m³). Le débit de dose gamma se décompose en composante cosmique (environ 35 nSv/h au niveau de la mer en Corse, croissante avec l'altitude), composante terrestre (ordre de grandeur 20 à 200 nSv/h selon la lithologie d'après les mesures du batholite Corse-Sardaigne, Puccini et al. 2014 ; estimée par Tellux via la formule NCRP 94 à partir des teneurs en uranium, thorium et potassium des roches), et composante anthropogénique (négligeable en Corse, en dehors de toute installation nucléaire). Le radon est mesuré séparément, avec la classification ASNR en trois catégories.

Lecture commune : pour chaque régime, l'info-bulle affichée au survol précise l'unité, la source et la confiance attachée à la valeur.

2.3 Les couches contextuelles

Les couches contextuelles ne mesurent pas un champ. Elles affichent un facteur explicatif ou une donnée auxiliaire. Leur usage demande de ne pas confondre un facteur potentiel avec un effet biologique.

Géologie BRGM affiche la nature des roches du substrat. La distinction entre granite, schiste et calcaire conditionne la teneur en uranium, thorium et potassium, et donc la composante terrestre du débit de dose gamma. La couche est une donnée descriptive : un substrat granitique n'est pas en lui-même un risque sanitaire ; il indique simplement une composition élémentaire qui se traduit par un débit de dose gamma plus élevé que sur substrat calcaire.

Susceptibilité lithologique est utilisée par le modèle pour estimer la composante d'anomalie magnétique locale. Elle n'est pas un prédicteur d'effet biologique. Une roche à forte susceptibilité magnétique (basaltes, certaines ophiolites) module le champ géomagnétique d'origine crustale ; cette modulation est déjà intégrée à la couche magnétique statique. La consulter en couche séparée a un intérêt explicatif, pas diagnostic.

Failles tectoniques affiche les failles cartographiées par le BRGM, avec la distinction entre failles actives et failles quaternaires. Les failles peuvent être associées à des phénomènes piézoélectriques sous contrainte tectonique et à des émergences thermales ; elles ne préjugent en rien d'un effet sanitaire au sol.

Hydrographie affiche les nappes et cours d'eau souterrains BRGM REMNAPPE en couche visuelle. Le calcul du facteur hydro mobilise un dataset distinct ; la couche visuelle ne sert qu'à se repérer.

Forêts publiques affiche la couverture forestière issue du WMS IGN Géoplateforme, à partir des données ONF. La couche est un facteur d'atténuation radiofréquence connu (recommandation ITU-R P.833 documente une atténuation typique de 10 à 40 dB selon la fréquence, la densité du couvert, l'humidité et l'angle d'incidence) ; elle n'est pas un indicateur de qualité environnementale en soi. Une zone forestière dense apparaît en couche atténuante pour le régime radiofréquence ; elle ne porte aucune information sur les autres régimes.

Communes radon catégorie 3 identifient les communes classées par l'ASNR (anciennement IRSN) au plus haut potentiel radon géologique. Le potentiel renvoie à la teneur en uranium et à la perméabilité des sols, non à une mesure indoor effective. La mesure individuelle indoor par dosimètre passif sur deux à trois mois reste la seule base d'évaluation sanitaire personnelle.

Sites U/Th à mesurer est un catalogue de sites candidats à des mesures radiométriques de terrain. Ces sites sont identifiés sur sources documentaires BRGM ou par analogie géologique ; la dose y est suggérée, non mesurée. La couche signale ce qui mériterait d'être instrumenté, pas ce qui est documenté.

2.4 Repères réglementaires

Les seuils réglementaires sont affichés dans Tellux comme cadres de lecture, non comme verdicts. Quatre repères sont mobilisés.

ICNIRP publie des limites d'exposition aux champs électromagnétiques. Pour le grand public, la limite est de 200 µT en ELF 50 Hz et environ 4,5 W/m² (soit 4 500 000 µW/m²) en bande GSM 900 MHz. Ces valeurs sont des seuils de protection contre des effets thermiques aigus, distincts des questionnements sur les effets biologiques de longue durée à faible intensité, qui font l'objet d'une littérature distincte (cf. Démarche scientifique, section 5).

IARC 2B désigne la classification de l'agence internationale de recherche sur le cancer pour les ELF (depuis 2002, expositions résidentielles supérieures à 0,3-0,4 µT en chronique) et pour les RF (depuis 2011, usages prolongés). La classe 2B signifie « possiblement cancérogène pour l'homme » ; l'avis SCHEER 2023 est cohérent avec cette classification et ne relève à ce jour d'aucun élément justifiant une révision des seuils ICNIRP.

Seuil radon 300 Bq/m³ est la valeur de référence européenne (directive 2013/59/Euratom) au-dessus de laquelle des actions correctives sont recommandées dans les habitations. Les communes corses classées en catégorie 3 ASNR ont un potentiel géologique élevé, ce qui ne préjuge pas du résultat de mesure indoor : la mesure passive sur deux à trois mois dans le logement reste l'unique base d'évaluation.

Catégorie radon ASNR distingue trois niveaux de potentiel géologique (1, 2, 3), du plus faible au plus élevé. Le potentiel est calculé à partir de la teneur en uranium des roches et de la perméabilité des sols. Il ne se substitue pas à une mesure individuelle.

Posture éditoriale du projet : ces seuils donnent des ordres de grandeur. Tellux ne qualifie aucun lieu de « dangereux » ou de « sain » sur la base d'une comparaison à un seuil. L'expression retenue dans les productions est « exposition mesurée élevée » ou « exposition mesurée faible », ce qui décrit la grandeur sans préjuger d'un effet sanitaire. Voir Méthode et limites, section 7, pour le vocabulaire complet.

2.5 Lire un point cliqué (popup)

Un clic sur la carte ouvre une popup synthétique. Elle est structurée en trois zones.

Bandeau d'identification. Nom du site (s'il s'agit d'un point répertorié), coordonnées GPS, commune. Pour un site documentaire (mégalithe, église, point chaud U/Th), le bandeau précise la nature du site et la source documentaire.

Bloc valeurs principales. Pour chaque régime activé, la popup affiche la valeur principale et son unité, le détail des composantes, la source des données, la confiance, et l'horodatage. Les badges qui peuvent apparaître sont les suivants :

L'indicateur de confiance suit trois niveaux :

Note épistémique. Sous chaque valeur, une note explicite la nature physique du nombre, ses bornes d'usage, et ce qu'il ne représente pas. Cette note est volontairement sobre : elle évite les qualifications sanitaires et précise les hypothèses du calcul.

Export CSV public. Le bouton d'export disponible dans la popup ou en menu produit un fichier CSV avec une ligne par grandeur calculée pour le point. Les colonnes sont : nom de la grandeur, valeur, unité, confiance, indicateur sous revue, source, horodatage. Le format est conçu pour être ré-utilisé dans un tableur ou une analyse statistique externe.

Section 3 — Mode Expertise

3.1 Qu'est-ce que l'indice composite

L'indice composite est une grandeur adimensionnelle calculée à partir des trois régimes non électriques (magnétique ELF, radiofréquence, ionisant). Il combine, après normalisation min-max sur des bornes documentées, les valeurs des trois régimes selon une pondération paramétrable. La formule est exposée dans la Démarche scientifique, section 6.1. La grandeur produite est comprise entre 0 et 1.

Cette grandeur n'est pas une mesure physique. Elle ne s'exprime dans aucune unité de tesla, de microwatt par mètre carré ou de nanosievert par heure. Elle ne représente pas non plus un indicateur sanitaire. Sa fonction est de permettre la comparaison entre zones de la composition multi-régime du paysage électromagnétique : à pondérations et bornes données, deux zones de l'indice composite respectivement à 0,2 et 0,7 ont une composition multi-régime perceptiblement différente, où la zone à 0,7 cumule, relativement aux bornes choisies, des contributions plus intenses sur les régimes pondérés.

Le bandeau d'avertissement permanent de l'interface rappelle ce statut conventionnel chaque fois que la couche composite est active. La modification des pondérations ou des bornes change la valeur affichée et invite à interpréter relativement aux nouveaux paramètres.

3.2 Modifier les pondérations

Le mode Expertise expose trois curseurs pour les pondérations w_M (magnétique ELF), w_RF (radiofréquence) et w_I (ionisant). Les valeurs par défaut sont 0,40 / 0,40 / 0,20. Le bandeau supérieur du mode rappelle en permanence les valeurs courantes.

Modifier ces curseurs a un sens lorsqu'on cherche à explorer une hypothèse mécanistique différente (par exemple en pondérant davantage l'ionisant pour comparer la composition du paysage radiologique entre zones granitiques et zones schisteuses), ou à reproduire une analyse publiée dans un cadre de pondération distinct. Trois cas-types sont fréquents :

Les modifications ne sont pas persistées entre sessions. À la fermeture du mode Expertise et à la réouverture, les valeurs reviennent aux pondérations par défaut. Cette absence de persistance est délibérée : elle évite qu'un utilisateur expert oublie une configuration personnalisée et l'attribue à une caractéristique territoriale.

3.3 Bornes de normalisation et clipping

Chaque régime du composite est normalisé entre 0 et 1 sur des bornes documentées. Les bornes par défaut sont :

Toute valeur supérieure à la borne haute est clippée à 1. Cette saturation est visible quand la zone affichée présente la teinte maximale du dégradé sans variation interne. Deux interprétations possibles : la zone est effectivement très exposée selon le régime concerné, ou les bornes sont trop serrées pour le contexte territorial considéré. Une comparaison entre régions avec des niveaux d'exposition très différents (zone urbaine dense d'Ajaccio, hameau rural du Niolu) peut justifier de relâcher la borne haute pour préserver la dynamique discriminante.

Les bornes basses ne sont jamais inférieures à 0 par construction (clipping symétrique implicite). Les justifications détaillées des bornes par défaut sont dans la Démarche scientifique, section 6.3. Modifier une borne suppose une intention explicite et documentée ; le retour aux valeurs par défaut se fait à la fermeture du mode.

3.4 Export expert et CSV enrichi

Le mode Expertise enrichit l'export CSV par point. Outre les valeurs principales par régime déjà présentes dans l'export public, le CSV expert ajoute les colonnes suivantes :

Le CSV expert est destiné à un usage de reproduction d'analyse. Il permet à un utilisateur tiers de recalculer l'indice composite avec ses propres conventions sans avoir à reconstruire l'amont.

Section 4 — Contribuer une mesure (smartphone)

4.1 Ce que mesure (et ne mesure pas) un smartphone

Ce que mesure un magnétomètre smartphone

Le magnétomètre intégré dans un smartphone est un capteur à effet Hall ou magnétorésistif (type AMR ou TMR), fabriqué en technologie MEMS, conçu à l'origine pour la boussole électronique. Il mesure les trois composantes du champ magnétique ambiant et en restitue la magnitude totale. Sa gamme de mesure couvre typiquement plus ou moins 1 200 à 4 900 µT, largement au-delà du champ géomagnétique terrestre (environ 47 µT en Corse). Sa fréquence d'échantillonnage maximale est de l'ordre de 100 hertz dans les applications grand public (Phyphox, Sensor Kinetics, Physics Toolbox).

Sources de bruit interne documentées

Le capteur MEMS n'est pas isolé électromagnétiquement dans le boîtier du téléphone. Plusieurs sources de perturbation interne ont été caractérisées dans la littérature :

Sans calibration préalable (procédure figure-8 ou équivalent), le bruit combiné peut atteindre plus ou moins 1 500 nT. Après calibration, le bruit résiduel aléatoire est de l'ordre de plus ou moins 200 nT dans des conditions favorables (mode avion, charge débranchée, loin de tout objet ferromagnétique). Ces valeurs sont à comparer au champ géomagnétique total en Corse (environ 46 200 à 47 000 nT, source IGRF-14) : le bruit représente 0,3 à 3 % du signal, ce qui suffit à masquer des anomalies crustales inférieures à 500 nT.

La limite Nyquist sur le 50 Hz

Le théorème de Shannon-Nyquist impose que pour capturer sans ambiguïté un signal à la fréquence f, la fréquence d'échantillonnage doit être strictement supérieure à 2f. À 100 hertz d'échantillonnage, le magnétomètre smartphone est juste à la limite théorique pour une composante à 50 Hz, sans marge pratique : aliasing et erreurs d'amplitude rendent la valeur mesurée non fiable. En pratique, un smartphone ne constitue pas un mesureur fiable du champ magnétique alternatif à 50 Hz. Il fonctionne comme un détecteur de gradient spatial du champ magnétique total (composante statique DC et basses fréquences inférieures à quelques hertz), utile pour cartographier des variations géographiques relatives, pas pour quantifier une exposition ELF conforme aux seuils ICNIRP.

Ce que Tellux fait et ne fait pas avec ces données

Les contributions smartphone intégrées à la base Tellux sont utilisées exclusivement pour :

Tellux n'utilise pas les contributions smartphone pour :

Protocole de bonnes pratiques pour une contribution exploitable

  1. Mode avion activé avant la mesure, pour supprimer les perturbations TDMA du modem.
  2. Charge USB débranchée, pour supprimer le champ magnétique du courant de charge.
  3. Calibration figure-8 : faire tourner lentement le téléphone dans les trois axes pendant 30 secondes avant la mesure, si l'application le propose (Phyphox le fait automatiquement).
  4. Surface plane et stable : poser le téléphone à plat, loin de tables en métal, de clés, de montres, d'étuis aimantés (distance minimale : 30 cm de tout objet ferromagnétique).
  5. Moyennage 30 secondes minimum : la moyenne temporelle réduit le bruit aléatoire par un facteur racine de n. Trente secondes d'acquisition à 10 hertz produisent 300 échantillons, ce qui réduit le bruit aléatoire d'un facteur racine de 300, soit environ 17.
  6. Saisir la durée de stabilisation dans le champ prévu à cet effet dans le formulaire Tellux.

Sources et références

4.2 La hiérarchie de confiance des contributions

Tellux distingue trois niveaux de confiance pour les contributions citoyennes. Le niveau est calculé automatiquement à partir des champs renseignés dans le formulaire et affiché dans l'interface par un badge étoilé.

Niveau 1 — Protocole aveugle parallèle (★★★)

Trois opérateurs indépendants effectuent la mesure simultanément sur le même point sans communiquer pendant la prise. Les écarts entre les trois mesures sont comparés a posteriori pour estimer la dispersion expérimentale. Critère technique dans le formulaire : la case « Mesure en protocole aveugle parallèle » est cochée, et trois contributions distinctes sont enregistrées sur le même point dans une fenêtre de temps cohérente.

Ce niveau est requis pour qu'une mesure entre dans les datasets de validation du modèle. La cohérence entre les trois opérateurs est elle-même une donnée méthodologique : un écart inter-opérateurs faible renforce la valeur de la contribution ; un écart important signale une instabilité locale ou une variabilité instrumentale qui mérite une mention dans la note.

Niveau 2 — Automatique / traçable (★★)

Capture native du capteur magnétomètre du téléphone, ou import d'un CSV statistique généré par une application de magnétomètre tierce (Phyphox, Sensor Kinetics, Physics Toolbox). Critère technique : l'instrument déclaré est smartphone_mag et soit la capture native est utilisée, soit un fichier CSV avec les statistiques (min, max, écart-type, nombre d'échantillons, durée) est importé.

Ce niveau est exploitable pour la densité spatiale (cf. section 4.1 ci-dessus). Il enrichit le maillage géographique sans alimenter les datasets de calibration.

Niveau 3 — Déclaratif (★)

Saisie manuelle d'une valeur unique, observation qualitative, ressenti subjectif. Tout ce qui n'entre pas dans les niveaux 1 ou 2.

Ce niveau est utile pour signaler une zone à investiguer. Il ne quantifie pas une exposition ; il oriente la planification de mesures ultérieures plus rigoureuses.

Quand utiliser quel niveau

4.3 Le formulaire de contribution

Le flux de contribution est accessible via le bouton flottant FAB en bas à droite de la carte. Une fois activé, le mode placement permet de cliquer sur la carte pour positionner la mesure. Le formulaire qui s'ouvre demande la position GPS (placée au clic), le contexte (extérieur ou intérieur), l'instrument utilisé, la valeur mesurée avec son unité, les conditions de mesure (mode avion, charge USB, distance aux objets ferromagnétiques, durée de stabilisation), et une note libre d'observations. L'acceptation RGPD est obligatoire pour publier la contribution dans la base Tellux. Aucune donnée nominative n'est demandée.

Les champs minimaux pour qu'une contribution soit viable sont la position GPS, l'instrument, la valeur ou la description, et l'acceptation RGPD. Le reste est optionnel mais influe sur le niveau de confiance attribué automatiquement (cf. section 4.2).

Pour les contributions au protocole aveugle parallèle (niveau 1, ★★★), une case dédiée du formulaire signale ce mode. Trois opérateurs distincts doivent enregistrer une contribution sur le même point dans une fenêtre de temps cohérente.

4.4 Format CSV pour mesures externes

Les applications tierces de magnétomètre (Phyphox notamment) permettent d'enregistrer une session de mesure et d'exporter les statistiques au format CSV. Tellux accepte cet import depuis le formulaire de contribution, avec les colonnes attendues suivantes :

Le calcul effectué côté Tellux à l'import est une réduction statistique : moyenne, écart-type, minimum, maximum, nombre d'échantillons, durée totale. Ces valeurs sont stockées avec la contribution sous le champ csv_stats. La présence de ce champ déclenche l'attribution du niveau 2 (sous réserve que l'instrument soit smartphone_mag).

Recommandation pratique : effectuer une session Phyphox de 60 secondes après calibration figure-8, mode avion activé, téléphone immobile sur surface plane non métallique. Exporter le CSV. Importer dans Tellux via le bouton « Importer un CSV de mesures (Phyphox, Physics Toolbox…) ». Le formulaire affiche un résumé des statistiques calculées avant validation.

Section 5 — Cas particuliers et bonnes pratiques

5.1 Que faire d'une mesure surprenante

Si la valeur mesurée s'écarte fortement de la prédiction du modèle Tellux pour le point considéré, plusieurs hypothèses sont à examiner avant d'enregistrer.

Sources locales ferromagnétiques. Vérifier l'absence de tout objet contenant du fer dans un rayon de 30 cm (tables en métal, clés, montres, étuis aimantés). Une décalage de zéro du capteur peut générer un offset DC persistant tant que l'élément reste à proximité.

Mode avion oublié. Le modem cellulaire en activité produit des bursts magnétiques pulsés de plus ou moins 150 à 250 nT superposés au signal. Vérifier l'icône avion en haut de l'écran, et qu'aucune autre source radio (Bluetooth, WiFi, capteur GPS actif) n'est en émission active.

Charge USB. Le courant de charge génère un champ continu additionnel. Débrancher tout câble avant la mesure.

Calibration récente. Un téléphone qui n'a pas effectué de calibration figure-8 dans les heures précédentes peut avoir un offset interne significatif. Lancer une calibration via l'application (Phyphox le fait automatiquement) et reprendre la mesure.

Comparer aux balises Téléray ASNR. Si la mesure concerne le débit de dose gamma et qu'elle s'écarte du fond modélisé, vérifier la valeur en temps réel des balises Téléray ASNR (anciennement IRSN) actives en Corse, visibles sur le portail de l'ASNR. Une cohérence avec une balise voisine renforce la valeur ; une divergence importante suggère une instrumentation à vérifier.

Signaler comme contribution de niveau 3 avec commentaire. Si après vérification la valeur reste surprenante et qu'elle ne peut pas être reproduite en niveau 1, l'enregistrer en niveau 3 avec un commentaire détaillé qui décrit le contexte, les vérifications effectuées et l'écart constaté. La contribution oriente la planification de mesures ultérieures, sans prétendre à une quantification définitive.

5.2 Limites territoriales

Tellux est conçu pour la Corse. Les bases de données sources couvrent le territoire corse à des résolutions adaptées au projet : ANFR Cartoradio sur la totalité de l'île, ASNR potentiel radon par commune corse, BRGM Infoterre et carte géologique 1/50 000 sur la Corse, EDF SEI pour le réseau électrique insulaire. Le modèle IGRF-14 est mondial mais ses paramètres (déclinaison, inclinaison) sont calibrés à la latitude et à la longitude corses.

Au-delà du territoire corse, l'application peut afficher des valeurs (le modèle IGRF-14 fonctionne partout, EMAG2v3 est mondial, certaines bases ANFR couvrent la France métropolitaine), mais sans garantie de cohérence locale ni de calibration spécifique. Une utilisation hors Corse demande une vérification des sources locales adaptées au territoire considéré.

5.3 Mode hors-ligne et partage de vues

Partager une vue. Le bouton « Partager la vue » génère une URL contenant l'état courant de la carte (centre, zoom, couches actives, mode Expertise éventuel) sous forme de hash dans l'adresse. L'URL peut être copiée et envoyée à un tiers, qui en l'ouvrant retrouve la même configuration. Ce mécanisme préserve l'état de couches sans nécessiter de compte ni de session partagée.

Cache hors-ligne. Les tuiles cartographiques visitées sont mises en cache par le navigateur selon les politiques standard. En condition de connexion intermittente (terrain, vallée encaissée), une zone déjà chargée reste consultable. Les couches dynamiques (contributions citoyennes, balises Téléray) nécessitent une connexion active pour se rafraîchir.

Section 6 — Glossaire

Définitions des termes techniques utilisés dans le projet Tellux Corse : physique des champs électromagnétiques et leurs unités, concepts méthodologiques et épistémiques, sources institutionnelles et cadre juridique, notions techniques propres au projet visibles dans l'interface utilisateur. Les entrées sont classées par ordre alphabétique strict (les sigles institutionnels sont rangés à la lettre du sigle). Les renvois croisés apparaissent en italique sous la forme cf. terme. Lorsqu'une définition s'appuie sur une source institutionnelle, un lien externe est joint.

A

Anomalie crustale
Écart local entre le champ géomagnétique mesuré et le champ principal modélisé par cf. IGRF, attribuable à l'aimantation des roches de la croûte terrestre. En Corse, ces anomalies se mesurent typiquement entre quelques dizaines et plusieurs centaines de nanoteslas et reflètent la géologie des massifs varisques granitiques et des unités alpines. cf. EMAG2v3.
ANFR — Agence Nationale des Fréquences
Établissement public administratif français placé sous la tutelle des ministres chargés des communications électroniques et de l'industrie, en charge de la planification, de la gestion et du contrôle des fréquences radioélectriques sur le territoire national. L'ANFR publie la base cf. CartoRadio qui recense les sites d'émission et les mesures certifiées (protocole ANFR/DR 15-4). Elle est l'autorité publique de référence sur les mesures d'exposition aux ondes au sens de l'article L.34-9-1 du cf. CPCE. anfr.fr
AQU — Observatoire INTERMAGNET de L'Aquila
Observatoire géomagnétique italien situé à L'Aquila (Italie centrale), membre du réseau international cf. INTERMAGNET. Aucun observatoire INTERMAGNET n'étant implanté en Corse, AQU sert de station de référence proximale pour la correction externe en temps quasi réel du champ statique calculé par Tellux.
Arrêté du 12 octobre 2016
Arrêté ministériel précisant le contenu obligatoire des dossiers d'information transmis aux mairies par les opérateurs de téléphonie mobile (cf. DIM) avant déploiement d'une antenne radioélectrique. Pris en application de l'article L.34-9-1 du cf. CPCE.
ASNR — Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection
Autorité administrative française issue de la fusion de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l'cf. IRSN, créée par la loi n° 2024-450 du 21 mai 2024 (JORF du 22 mai 2024), avec entrée en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2025. Elle exploite le réseau cf. Téléray de balises de mesure du débit de dose gamma ambiant et publie la cartographie radon par commune au titre du cf. décret 2018-434 (arrêté du 27 juin 2018). asnr.fr

B

Becquerel par mètre cube (Bq/m³)
Unité d'activité volumique d'un radionucléide dans un volume d'air ou de gaz. Utilisée pour mesurer la concentration en cf. Radon à l'intérieur des bâtiments. Le seuil réglementaire d'action en France pour le radon dans l'habitat est de 300 Bq/m³.
Biot-Savart (loi de)
Loi physique qui exprime le champ magnétique généré en un point par un élément de conducteur parcouru par un courant électrique. Tellux utilise une formulation segmentée vectorielle de la loi de Biot-Savart pour modéliser le champ magnétique 50 hertz émis par les lignes haute tension (cf. ELF, cf. HTA).
BRGM — Bureau de Recherches Géologiques et Minières
Établissement public français de référence pour la connaissance du sous-sol, la cartographie géologique, le radon et les ressources minérales. Le BRGM publie notamment la cartographie radon mobilisée par Tellux pour les classes lithologiques (rapport public RP-50200-FR de 2000). brgm.fr
BT — Basse tension
Catégorie de tension électrique inférieure à 1 kilovolt en courant alternatif, utilisée pour la distribution finale de l'électricité dans les bâtiments résidentiels et les zones rurales. Les lignes BT torsadées posent une difficulté de modélisation Biot-Savart spécifique en raison de la cancellation partielle entre les conducteurs torsadés.

C

Calibration figure-8
Procédure de calibration d'un magnétomètre smartphone consistant à faire tourner le téléphone selon un mouvement en huit dans les trois axes pendant 30 secondes, avant la mesure. Compense les biais de zéro accumulés. Voir Section 4.1 pour la procédure complète.
CartoRadio
Base publique de l'cf. ANFR recensant les sites d'émission radioélectrique en France et les mesures certifiées d'exposition réalisées selon le protocole EXEM. Tellux mobilise CartoRadio pour la couche radiofréquence et a redistribué 30 fiches de mesures certifiées corses en JSON structuré. cartoradio.fr
Champ électromagnétique
Champ physique unique qui décrit en chaque point de l'espace-temps les composantes électriques et magnétiques d'origine naturelle ou anthropique. Il est régi par les équations de Maxwell et obéit au cf. Principe de superposition : les contributions de toutes les sources s'additionnent vectoriellement.
Champ géomagnétique
Champ magnétique terrestre engendré principalement par les courants au sein du noyau externe liquide de la Terre, complété par des contributions crustales et externes (ionosphère, magnétosphère). En Corse, l'intensité totale est de l'ordre de 46 microteslas (46 000 nanoteslas). cf. IGRF, cf. Anomalie crustale.
Composante cosmique
Contribution du rayonnement cosmique au débit de dose gamma ambiant. Elle augmente avec l'altitude selon une approximation exponentielle : Tellux utilise la formule 35 × exp(altitude/1500) en nanosieverts par heure (altitude en mètres), calibrée sur l'ordre de grandeur au niveau de la mer en latitude tempérée publié par le cf. NCRP (Report 94, 1987) et cohérente avec Bouville & Lowder (1988). La hauteur d'échelle de 1500 m, conventionnellement retenue pour la cartographie territoriale, reste sous examen par relecture méthodologique externe.
Composite (mode Expertise)
Grandeur adimensionnelle entre 0 et 1, calculée par pondération min-max normalisée des trois régimes magnétique ELF, RF et ionisant. N'a pas de signification physique directe. Les pondérations sont gelées en attente de relecture méthodologique externe, signalées par un losange ◆ dans l'interface. Cf. Cadre scientifique §6.1.
Conseil d'État (arrêts du 26 octobre 2011)
Trois arrêts (Saint-Denis, Pennes-Mirabeau, Bordeaux) qui établissent que la compétence sanitaire en matière d'antennes radioélectriques relève de l'État (ministre, ARCEP, ANFR), non du maire. Un maire ne peut donc pas adopter d'arrêté municipal interdisant les antennes près des écoles au nom de la santé publique.
Confidence (high / medium / low)
Indicateur de confiance attaché à chaque grandeur restituée par Tellux. high : mesure certifiée ou modélisation à faible incertitude. medium : modélisation par formule de référence avec incertitude propagée modérée. low : approximation à confirmer ou couche sous revue. Voir Section 4.2 pour la hiérarchie de confiance des contributions terrain.
Contribution terrain
Mesure électromagnétique enregistrée par un utilisateur de Tellux à l'aide d'un instrument personnel (analyseur de spectre, compteur Geiger, magnétomètre de smartphone). Les contributions sont géolocalisées, datées et stockées en base, mais elles ne rétropropagent pas vers le calcul théorique des couches du modèle. cf. FAB mesure.
CPCE — Code des postes et des communications électroniques
Code français qui régit les communications électroniques. L'article L.34-9-1 fixe le cadre de l'information des maires par les opérateurs (cf. DIM), les délais d'instruction (cf. ICD) et la définition des points atypiques d'exposition.

D

Débit de dose
Quantité de dose absorbée ou de dose équivalente reçue par unité de temps. Pour le rayonnement gamma ambiant, l'unité utilisée par Tellux est le nanosievert par heure (cf. nSv/h). Le fond gamma terrestre corse s'étend, selon la lithologie, de l'ordre de 20 à 200 nSv/h d'après les mesures du batholite Corse-Sardaigne (Puccini et al. 2014), avec une fourchette typique de 75 à 150 nSv/h sur les granitoïdes varisques majoritaires.
Déclinaison magnétique (°)
Angle entre le nord géographique et le nord magnétique en un point donné. En Corse, la déclinaison est positive (vers l'est) et varie d'environ 1,2 degré à l'ouest de l'île à environ 2,5 degrés au cap Corse, valeurs millésimées 2025.
Décret 2018-434 (radon)
Décret du 4 juin 2018 qui définit la liste des communes françaises classées en niveau 3 (potentiel radon élevé) au regard du risque d'exposition. Tellux mobilise cette classification officielle pour la couche radon, complétée par une estimation par lithologie en l'absence de classification communale. cf. ASNR.
DIM — Dossier d'information mairie
Dossier qu'un opérateur de téléphonie mobile transmet à la mairie un mois avant le dépôt de sa demande d'urbanisme pour une nouvelle antenne ou une modification substantielle. Contenu fixé par l'cf. Arrêté du 12 octobre 2016 : caractéristiques techniques, localisation, recensement des établissements sensibles à moins de 100 mètres.
Dose équivalente
Mesure de l'effet biologique potentiel d'un rayonnement ionisant sur un tissu, exprimée en sieverts. Elle pondère la dose absorbée par un facteur dépendant de la nature du rayonnement (alpha, bêta, gamma, neutrons). cf. Sievert.
Dose gamma ambiante
Débit de dose équivalente du rayonnement gamma reçu en un lieu donné, toutes contributions confondues : composante cosmique altitudinale, composante terrestre lithologique, et boost ponctuel éventuel sur sites documentés. Tellux la calcule via la fonction calcGammaAmbient.

E

EDF SEI — Systèmes Énergétiques Insulaires
Branche d'EDF en charge de la production et de la distribution d'électricité dans les territoires non interconnectés au réseau métropolitain, dont la Corse. EDF SEI publie la cartographie du réseau insulaire (lignes HTA, HTB, BT, postes sources) mobilisée par Tellux pour la couche ELF.
Effet biologique
Modification mesurable, en conditions contrôlées, d'un paramètre cellulaire, tissulaire ou physiologique en réponse à une exposition donnée. Constitue un niveau d'inférence intermédiaire entre le mécanisme physique et l'effet sanitaire individuel. cf. Niveau d'inférence.
Effet sanitaire
Effet observable à l'échelle d'un individu (symptôme, pathologie, altération fonctionnelle) attribuable à une exposition. Distinct du mécanisme physique sous-jacent et de l'effet biologique mesuré en laboratoire. cf. Niveau d'inférence.
ELF — Extremely Low Frequency
Bande de fréquences électromagnétiques comprise entre 3 hertz et 3 kilohertz. La fréquence industrielle européenne 50 hertz appartient à cette bande et constitue le régime principal modélisé par Tellux pour les infrastructures électriques. cf. Biot-Savart.
EMAG2v3
Grille mondiale d'anomalie magnétique crustale publiée par la NOAA NCEI à résolution deux minutes d'arc (Meyer, Saltus, Chulliat 2017). Tellux l'utilise comme source de la composante crustale du champ magnétique statique, avec un traitement détaillé en Annexe A de la Démarche scientifique.
Établissement sensible
Au sens de la cf. Loi Abeille, désigne les écoles, crèches, EHPAD et structures médico-sociales situés à moins de 100 mètres d'une installation radioélectrique. Les opérateurs sont tenus de les recenser dans leur dossier d'information mairie (cf. DIM).

F

FAB mesure
Bouton flottant d'action (floating action button) présent dans l'application app.html de Tellux. Il permet à un utilisateur d'enregistrer une cf. Contribution terrain au point géographique sélectionné, en quelques étapes guidées.
Faisceau hertzien
Liaison radioélectrique fixe point à point dans les bandes micro-ondes, utilisée pour les transmissions télécoms entre antennes-relais et entre stations de télévision. Les faisceaux hertziens sont recensés dans cf. CartoRadio et contribuent à la couche RF de Tellux selon un modèle de décroissance linéaire à courte distance.

G

Gamma (rayonnement)
Rayonnement électromagnétique de très haute énergie (au-delà d'environ 100 kiloélectronvolts), capable d'ioniser la matière traversée. Le rayonnement gamma ambiant en Corse provient majoritairement de la radioactivité naturelle des roches granitiques et de la composante cosmique. cf. Rayonnement ionisant.
Gaussmètre
Instrument de mesure du champ magnétique exprimé en gauss ou en tesla. Pour la mesure du champ ELF 50 hertz aux distances habitables des lignes haute tension, un gaussmètre triaxial à fluxgate calibré reste l'outil de référence pour une mesure ponctuelle certifiée.
Gigahertz (GHz)
Multiple du hertz : 1 GHz = 10⁹ Hz. Unité couramment utilisée pour désigner les bandes de fréquence des télécoms mobiles (de 0,7 à environ 3,5 GHz pour la 5G française non millimétrique), des réseaux Wi-Fi (2,4 GHz et 5 GHz) et des radars.

H

Hertz (Hz)
Unité de fréquence du Système international, équivalant à un cycle par seconde. La fréquence de l'alternance industrielle européenne est de 50 hertz, celle des bandes radio de quelques kilohertz à plusieurs gigahertz selon le service.
HTA — Haute tension catégorie A
Niveau de tension électrique compris entre 1 et 50 kilovolts en courant alternatif, typiquement 20 kilovolts en distribution. La cartographie des lignes HTA insulaires est la principale source de Tellux pour le calcul du champ ELF 50 Hz. cf. EDF SEI.
HTB — Haute tension catégorie B
Niveau de tension électrique supérieur à 50 kilovolts en courant alternatif, utilisé pour le transport longue distance de l'électricité. Les lignes HTB en Corse sont en nombre limité et concentrées sur les axes principaux. cf. RTE.

I

IAGA — International Association of Geomagnetism and Aeronomy
Association scientifique internationale qui publie notamment le modèle géomagnétique de référence cf. IGRF. Membre de l'Union internationale de géodésie et de géophysique (IUGG). iaga-aiga.org
IARC — International Agency for Research on Cancer
Agence de l'Organisation mondiale de la santé spécialisée dans la recherche sur le cancer. Établit la classification cancérogène internationale (groupes 1, 2A, 2B, 3, 4). Le radon est classé groupe 1 (cancérogène pulmonaire confirmé). iarc.who.int
ICD — Instance de concertation départementale
Instance de médiation prévue par l'article L.34-9-1 III du cf. CPCE, présidée par le préfet, réunissant État, Agence régionale de santé, ANFR, collectivités, opérateurs et associations agréées. Elle peut être saisie par un maire lors d'un déploiement d'antenne contesté. Avis non contraignant.
ICNIRP — International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection
Commission internationale qui publie les recommandations de référence pour les valeurs limites d'exposition du public et des travailleurs aux champs électromagnétiques non ionisants. La recommandation ICNIRP 2020 fixe les seuils RF actuellement repris par la réglementation française. icnirp.org
IDW — Inverse Distance Weighting
Méthode d'interpolation spatiale qui estime la valeur d'une grandeur en un point inconnu par moyenne pondérée des valeurs aux points connus voisins, la pondération étant inversement proportionnelle à la distance. Tellux l'utilise pour interpoler le champ géomagnétique IGRF sur des points de référence corses.
IGRF — International Geomagnetic Reference Field
Modèle mathématique du champ géomagnétique principal terrestre publié par l'cf. IAGA, mis à jour environ tous les cinq ans. Le projet utilise la quatorzième génération (IGRF-14, Alken et collaborateurs 2021) comme source de la composante principale du champ statique en Corse.
Impact populationnel
Conséquence sanitaire mesurable au niveau d'une population entière, généralement par voie épidémiologique avec contrôle des facteurs de confusion. Constitue le quatrième et dernier niveau d'inférence dans la chaîne mécanisme physique → effet biologique → effet sanitaire individuel → impact populationnel. cf. Niveau d'inférence.
Inclinaison magnétique (°)
Angle entre le vecteur champ magnétique terrestre et le plan horizontal local. En Corse, l'inclinaison varie d'environ 56,5 degrés à Bonifacio à environ 60 degrés au cap Corse, valeurs millésimées 2025.
Indicateur de confiance
Symbole affiché par Tellux pour qualifier la fiabilité d'une valeur calculée : ●●● pour confiance élevée, ●●○ pour confiance moyenne, ●○○ pour confiance faible. Le losange ◆ signale en outre une zone gelée en attente de relecture méthodologique externe.
Indice composite
Score adimensionnel produit par le cf. Mode Expertise à partir d'une combinaison pondérée et normalisée de plusieurs grandeurs physiques de natures différentes. L'indice composite est explicitement présenté comme un outil d'aide à la décision, sans signification physique unifiée ni qualification sanitaire.
INSPIRE (directive)
Directive européenne 2007/2/CE qui établit une infrastructure d'information géographique dans la Communauté européenne. Les jeux de données géographiques produits par Tellux suivent les standards INSPIRE pour leurs métadonnées.
INTERMAGNET
Réseau international d'observatoires géomagnétiques fournissant en temps quasi réel des mesures certifiées du champ magnétique terrestre. Aucun observatoire INTERMAGNET n'est implanté en Corse ; la station cf. AQU en Italie centrale fait office de référence proximale. intermagnet.org
IRSN — Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
Établissement public français de radioprotection et de sûreté nucléaire, dissous au 1ᵉʳ janvier 2025 par fusion avec l'Autorité de sûreté nucléaire pour former l'cf. ASNR (loi n° 2024-450 du 21 mai 2024). La cartographie radon de référence reste connue sous l'appellation « cartographie IRSN 2018 » par millésime, et continue d'être citée en tant que telle par sa date.

K

Kilohertz (kHz)
Multiple du hertz : 1 kHz = 1 000 Hz. La bande basse de la radiodiffusion AM se situe en dessous de 1,7 mégahertz, soit dans les bandes kHz hautes ; la borne basse du domaine radiofréquence retenu par Tellux est 30 kHz.
Kp (indice planétaire)
Indice quasi global d'activité géomagnétique calculé toutes les trois heures à partir des observatoires terrestres, sur une échelle entière de 0 (calme) à 9 (orage géomagnétique sévère). Tellux l'utilise comme source de repli pour estimer la correction externe du champ statique en l'absence de mesure AQU INTERMAGNET. Publication : NOAA SWPC.

L

LCS1
Modèle global d'anomalie magnétique crustale dérivé des données satellitaires Swarm (ESA). Tellux l'utilise comme source de repli pour la composante crustale lorsque la grille cf. EMAG2v3 n'est pas chargée.
Loi Abeille
Loi française n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l'information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques. Elle a structuré le cadre français d'information des maires (cf. DIM) et de concertation (cf. ICD) sans modifier les valeurs limites d'exposition fixées par décret de 2002.
Loi REEN
Loi française n° 2021-1485 du 15 novembre 2021 relative à la réduction de l'empreinte environnementale du numérique. Elle ajoute en zones rurales et peu denses une obligation pour l'opérateur de justifier pourquoi il n'a pas choisi de mutualiser son antenne avec une infrastructure existante (décret n° 2023-4).

M

Magnétomètre
Instrument de mesure du champ magnétique. Plusieurs technologies coexistent : fluxgate (DC à quelques kilohertz, sensible et précis), à effet Hall (large bande, moins sensible), magnétomètre quantique (très haute précision pour la recherche). Les smartphones contiennent un magnétomètre intégré, calibré pour la boussole numérique mais peu adapté à la métrologie scientifique.
Mécanisme physique
Premier niveau d'inférence dans la chaîne explicative d'une exposition électromagnétique : interaction physique mesurable d'un champ avec la matière (induction de courant, échauffement, ionisation). N'implique en lui-même aucun effet biologique ni sanitaire. cf. Niveau d'inférence.
Méta-analyse
Méthode statistique qui combine les résultats de plusieurs études indépendantes portant sur une même question, en pondérant chaque étude par son effectif et sa qualité méthodologique. Une méta-analyse fournit en général un niveau de preuve supérieur à celui d'une étude individuelle.
Microtesla (µT)
Sous-multiple du tesla : 1 µT = 10⁻⁶ T = 1 000 nT. Unité usuelle pour le champ magnétique terrestre (de l'ordre de 46 microteslas en Corse) et pour les expositions ELF rapprochées des lignes haute tension.
Microwatt par mètre carré (µW/m²)
Sous-multiple du watt par mètre carré : 1 µW/m² = 10⁻⁶ W/m². Unité usuelle pour les densités de puissance d'exposition aux radiofréquences en environnement résidentiel ; les valeurs typiques en zone urbaine vont de quelques unités à quelques milliers de microwatts par mètre carré, plusieurs ordres de grandeur en dessous des recommandations cf. ICNIRP.
Mode Expertise
Mode optionnel de l'application app.html qui produit un cf. Indice composite à partir d'une combinaison pondérée des couches statique, ELF, RF et ionisant. Les pondérations et les bornes sont gelées à titre provisoire et signalées comme telles.

N

Nanosievert par heure (nSv/h)
Sous-multiple du sievert par heure : 1 nSv/h = 10⁻⁹ Sv/h. Unité usuelle pour le débit de dose équivalente du rayonnement gamma ambiant. Le fond gamma terrestre corse s'étend, selon la lithologie locale, de l'ordre de 20 à 200 nSv/h d'après les mesures du batholite Corse-Sardaigne (Puccini et al. 2014), avec une fourchette typique de 75 à 150 nSv/h sur les granitoïdes varisques majoritaires.
Nanotesla (nT)
Sous-multiple du tesla : 1 nT = 10⁻⁹ T. Unité usuelle pour les anomalies du champ géomagnétique (typiquement de quelques dizaines à quelques centaines de nanoteslas) et pour les champs ELF aux distances habitables des lignes haute tension.
NCEI — National Centers for Environmental Information
Service de la cf. NOAA qui publie notamment les modèles géomagnétiques de référence (IGRF, EMAG2v3, World Magnetic Model). ncei.noaa.gov
NCRP — National Council on Radiation Protection and Measurements
Conseil scientifique américain de référence pour la radioprotection. La formule NCRP 94 (1987) qui exprime le débit de dose terrestre en fonction des concentrations en uranium, thorium et potassium est la référence retenue par Tellux pour la composante terrestre du domaine ionisant.
Niveau d'inférence
Étage logique de la chaîne explicative entre une exposition mesurée et un effet sanitaire. Tellux distingue systématiquement quatre niveaux : mécanisme physique → effet biologique en laboratoire → effet sanitaire individuel → impact populationnel épidémiologique. Cette distinction interdit le passage direct du premier niveau au quatrième.
NOAA — National Oceanic and Atmospheric Administration
Agence fédérale américaine en charge de la météorologie, de l'océanographie et de la science atmosphérique. Publie via son service cf. NCEI les modèles géomagnétiques de référence utilisés par Tellux. noaa.gov

P

Peer-reviewed
Caractérise une publication scientifique qui a été évaluée par des pairs anonymes désignés par le comité éditorial d'une revue avant acceptation. La revue par les pairs est l'un des indicateurs de qualité méthodologique d'une étude, sans en garantir la justesse absolue.
Point atypique ANFR
Au sens de l'article L.34-9-1 II H du cf. CPCE, lieu où l'exposition aux ondes électromagnétiques mesurée dépasse substantiellement le niveau observé au niveau national. L'cf. ANFR tient une liste de ces points et publie les actions de réduction engagées avec les opérateurs.
Pondération
Coefficient affecté à une grandeur dans une combinaison linéaire, ici dans le calcul de l'cf. Indice composite du Mode Expertise. Les pondérations actuelles sont fixées à titre provisoire et signalées comme gelées dans l'interface.
Pré-enregistrement
Pratique de recherche consistant à publier en amont d'une étude le protocole, les hypothèses et les méthodes d'analyse statistique prévus, afin de prévenir la sélection a posteriori des résultats favorables. Constitue l'un des indicateurs de rigueur méthodologique d'une étude.
Principe de précaution
Principe juridique de droit français inscrit à l'article 5 de la Charte de l'environnement, selon lequel l'absence de certitudes scientifiques ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles. À distinguer d'un principe d'évitement absolu qui n'existe pas en droit français.
Principe de superposition
Principe physique selon lequel le champ électromagnétique en un point résulte de l'addition vectorielle de toutes les contributions des sources présentes. Les contributions naturelles et anthropiques se composent dans un même tenseur de champ, sans distinction ontologique.

R

Radiofréquence (RF)
Bande de fréquences électromagnétiques comprise entre 30 kilohertz et 300 gigahertz. Elle inclut la radiodiffusion AM/FM, la télévision numérique, les bandes télécoms mobiles, les faisceaux hertziens, les radars civils et militaires, et les réseaux Wi-Fi. cf. CartoRadio.
Radon
Gaz radioactif naturel issu de la désintégration de l'uranium présent dans certaines roches, en particulier les granites. Classé cancérogène pulmonaire confirmé (groupe 1) par l'cf. IARC à partir de seuils d'exposition chronique. La cartographie communale de référence en France est publiée par l'cf. ASNR au titre du cf. Décret 2018-434.
Rayonnement ionisant
Rayonnement, électromagnétique ou corpusculaire, d'énergie suffisante pour ioniser la matière traversée (typiquement au-delà de 10 électronvolts). Inclut les rayons X, les rayons gamma, les particules alpha, bêta et les neutrons rapides. Distinct des rayonnements non ionisants (radio, micro-ondes, infrarouge, lumière visible).
Rayonnement non ionisant
Rayonnement électromagnétique d'énergie insuffisante pour ioniser la matière (en deçà d'environ 10 électronvolts). Inclut les ondes radio, les micro-ondes, l'infrarouge, la lumière visible et l'ultraviolet bas. Les domaines magnétique statique, ELF et radiofréquence cartographiés par Tellux sont tous non ionisants.
RTE — Réseau de Transport d'Électricité
Filiale d'EDF en charge du transport haute tension de l'électricité sur le territoire métropolitain continental. RTE publie les données nationales de charge en temps quasi réel via le portail eco2mix, mobilisé par Tellux comme repli national en l'absence de données de charge insulaire en temps réel. rte-france.com

S

Sievert (Sv)
Unité de dose équivalente et de dose efficace dans le Système international, exprimant l'effet biologique potentiel d'un rayonnement ionisant sur un tissu ou un organisme. L'unité usuelle pour le rayonnement ambiant est le nanosievert par heure (cf. nSv/h).
Sq (variation diurne)
Variation diurne calme du champ géomagnétique, modulée par l'heure solaire locale et résultant des courants ionosphériques générés par l'éclairement solaire. L'amplitude reste de quelques dizaines de nanoteslas en conditions calmes. Tellux applique une approximation paramétrique inspirée de Campbell 1989.
Statut épistémique
Qualification explicite du statut d'une donnée affichée par Tellux selon trois catégories : certifié (mesure d'instrument calibré par un organisme accrédité), calculé (issu d'un modèle physique sur données institutionnelles), hypothèse (en attente de validation méthodologique externe). Cette qualification accompagne chaque valeur dans l'interface.
Susceptibilité magnétique
Grandeur physique sans dimension qui caractérise la réponse d'un matériau à un champ magnétique appliqué. Une roche à forte susceptibilité (par exemple un basalte riche en magnétite) génère localement une cf. Anomalie crustale mesurable.

T

TDF — Télédiffusion publique
Opérateur français en charge historiquement de la diffusion hertzienne de la télévision et de la radio. Les positions et caractéristiques des émetteurs TDF sont intégrées séparément par Tellux dans la couche radiofréquence, à partir d'un jeu structuré.
Téléray
Réseau national de balises de mesure du débit de dose gamma ambiant exploité par l'cf. ASNR. Les balises corses identifiées sont AJA (région d'Ajaccio) et BAP (périphérie bastiaise). Les valeurs typiques mesurées sont de l'ordre de 80 à 120 nanosieverts par heure en fond naturel granitique. teleray.irsn.fr
Tesla (T)
Unité d'induction magnétique du Système international, correspondant à un weber par mètre carré. L'unité usuelle pour les expositions ambiantes est le microtesla ou le nanotesla, le tesla restant adapté aux champs intenses (IRM médicale de l'ordre de 1 à 7 teslas).
Traçabilité
Capacité à reconstituer l'historique d'une donnée, d'un calcul ou d'une décision éditoriale à partir de sources externes vérifiables. Tellux applique cette exigence aux corrections substantielles publiées sur la page Rétractations et aux modifications du modèle tracées dans l'historique du dépôt public.

U

UNSCEAR — United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation
Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants. Publie périodiquement des rapports de référence sur les expositions aux rayonnements et leurs conséquences. unscear.org

V

Volt par mètre (V/m)
Unité d'intensité du champ électrique dans le Système international. Pour les expositions radiofréquences, la conversion entre densité de puissance et champ électrique en champ lointain suit la relation E = √(S × 377), où 377 ohms est l'impédance d'onde du vide.

W

Watt par mètre carré (W/m²)
Unité de densité de puissance surfacique d'une onde électromagnétique. Pour les expositions radiofréquences résidentielles, l'unité usuelle est le microwatt par mètre carré (cf. µW/m²) qui en est un sous-multiple millionième.
WMM — World Magnetic Model
Modèle géomagnétique opérationnel développé par la NOAA et le British Geological Survey pour les applications de navigation, mis à jour environ tous les cinq ans (version courante WMM 2025). Utilisé par Tellux comme cross-check de l'cf. IGRF ; l'écart entre les deux reste inférieur à environ quarante nanoteslas en Corse.

Z

Zone gelée
Sous-ensemble du modèle de calcul Tellux dont les paramètres ou les formules sont fixés à titre provisoire en attente d'une validation méthodologique externe (relecture par un physicien ou un radioprotectionniste tiers). Les zones gelées actuelles concernent les pondérations du Mode Expertise et la composante gamma terrestre, et sont signalées dans l'interface par un losange ◆.

Pour aller plus loin

Pour approfondir un terme, plusieurs ressources institutionnelles sont disponibles en accès libre. Pour les modèles géomagnétiques, la NOAA NCEI documente IGRF, EMAG2v3 et WMM avec leurs fichiers sources : ncei.noaa.gov/products/geomagnetic-models. Pour le recensement des sites d'émission radioélectrique en France et les mesures certifiées, l'ANFR maintient le portail cartoradio.fr. Pour la cartographie radon par commune, les valeurs Téléray en temps quasi réel et les recommandations en radioprotection, l'ASNR publie sur asnr.fr et teleray.irsn.fr. Pour la cartographie géologique et les ressources documentaires sur le sous-sol français, le BRGM met à disposition le portail Infoterre : infoterre.brgm.fr. Pour les recommandations internationales d'exposition aux champs non ionisants, l'ICNIRP publie les guidelines de référence ; pour la classification cancérogène internationale, l'IARC tient à jour ses monographies.

Pour comprendre l'usage contextualisé de ces termes dans le projet Tellux, les pages éditoriales suivantes apportent un éclairage thématique : le Cadre scientifique détaille les modèles physiques et leurs sources institutionnelles, la Méthode et limites expose la position épistémique du projet et les distinctions de niveaux d'inférence, la Transparence présente les sources mobilisées et les limites connues, et l'application mairies.html outille les communes corses dans le cadre légal de la Loi Abeille.